Warning: is_file() [function.is-file]: open_basedir restriction in effect. File(/home/clients/normandie/www/blog/plugins/importExport/inc/flat/class.db.export.php) is not within the allowed path(s): (/home/clients/patte) in /home/clients/patte/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php on line 151

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 211

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 213

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 213

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 213

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/normandie/www/blog/inc/public/lib.urlhandlers.php on line 59

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 236
Blog du Mouvement Normand

Blog du Mouvement Normand


Les CCI normandes veulent modifier leurs frontières

Le Havre, Fécamp-Bolbec et Lisieux-pays d'Auge voudraient fusionner leurs CCI autour d'un grand axe de transport maritime le long de l'estuaire de la Seine. Ce qui génère des tensions entre la "Haute" et la "Basse"-Normandie.

Les chefs d'entreprise normands montrent l'exemple. Ils ont abandonné la fusion des CCI de Caen et de Lisieux, les deux chambres du Calvados. Mais pour aller plus loin. «Trop d'éléments nous séparent de Caen. Le territoire de l'estuaire de la Seine s'impose comme le plus pertinent», souligne Christian Fougeray, 59 ans, président de la CCI Lisieux-pays d'Auge. Les élus normands envisagent de fusionner les chambres du Havre, de Fécamp-Bolbec (Seine-Maritime) et de Lisieux-pays d'Auge (Calvados).

«L'économie n'a pas de frontière administrative. Ce qui est bon économiquement pour l'estuaire de la Seine sera bon pour tous les partenaires », estime Vianney de Chalus, 57 ans, président de la CCI du Havre. Il est vrai que la région havraise est en pleine expansion : elle compte pour 50 % de la valeur ajoutée créée en Haute-Normandie ces cinq dernières années. Cette tendance va se poursuivre.

Grâce à Port 2000, Le Havre réceptionne chaque année trois millions de conteneurs. Les entreprises havraises de logistique qui manquent de terrains pour grandir sont incapables de faire face à ce trafic. Résultat, les marchandises devront être traitées dans un rayon de 50 à 100 kilomètres autout de Port 2000.

Lisieux s'est mis sur les rangs avec sa zone d'activité des Hauts de Glos (80 hectares). Ainsi que Mézidon-Canon. Situé à quelques kilomètres de Lisieux, ce nœud ferroviaire est susceptible d'accueillir les conteneurs ha­vrais.

Perte de ressources

Avec Fécamp-Bolbec qui accueille le pétrolier Exxon, le rapprochement des trois CCI a des atouts. Le Havre et Lisieux, qui collaborent depuis 2001, ont monté un salon de la franchise à Honfleur. Elles ont également mis sur pied un service commun de cadres en temps partagé. La nouvelle unité Air liquide de Honfleur dessert les deux régions normandes ainsi que la plate-forme du hard discounter Aldi. Et 1 520 habitants du pays d'Auge empruntent chaque jour le pont de Normandie, une réalisation des CCI, pour aller travailler au Havre.

«Avec une CCI unique au service de 15 000 entreprises, nous allons réaliser des économies et mettre en commun ce qu'il y a de meilleur : le service industrie du Havre, les services agroalimentaire et tourisme de Lisieux», précise Vianney de Chalus.

Mais les responsables de la chambre régionale de Basse-Normandie ne sont pas favorables à cette fusion. «Il n'appartient pas aux CCI de modifier les frontières administratives. Les schémas économiques et les conventions avec l'Europe s'inscrivent dans le cadre régional actuel », affirme un élu consulaire. Les élus bas-normands s'inquiètent aussi de l'éventuelle perte de ressources (taxe additionnelle à la TP) qui serait captée par la Haute-Normandie. «Il n'appartient pas au restaurateur de Cherbourg de décider de l'avenir du pays d'Auge », rétorque Christian Fougeray.

D'après: LE FIGARO

Communiqué hebdomadaire du Mouvement Normand N° 95 - semaine 17 - 2009

AVERTISSEMENT

Les communiqués hebdomadaires du Mouvement Normand sont... plus que des communiqués. Ils ont une vocation pédagogique et doctrinale. Ils précisent les positions du Mouvement Normand sur les problèmes du moment, au fur et à mesure où ils se présentent.
A la demande de nos correspondants, internautes ou responsables de communication, il a été décidé par la Commission Exécutive du Mouvement Normand, réunie le 18 avril dernier, d'une part, de continuer la publication de ces points de vue relativement charpentés et référencés, d'autre part, de les faire précéder d'un court résumé, où l'on retrouverait, outre l'exposé succinct du thème abordé, les mots-clefs ou les phrases lapidaires qui condensent la démonstration. Cela en facilitera le classement.
Puisque nous allons vers la parution du centième communiqué hebdomadaire du Mouvement Normand, il a été décidé de rassembler ces textes dans une publication, présentée et commentée, où l'on retrouvera, en tête de chaque communiqué le court résumé du thème évoqué et les fameux mots-clefs pour en faciliter le classement.
Il en sera ainsi à chaque centaine de communiqués hebdomadaires du Mouvement Normand.

La Commission Exécutive du Mouvement Normand



-------------------------------------------------------


RESUME DU COMMUNIQUE N° 95

Culture et tourisme ont partie liée, notamment avec le territoire. Pour le Mouvement Normand, le territoire, c'est la Normandie dans son ensemble dans la diversité des Pays normands. La coopération des différents acteurs et financeurs de la culture et du tourisme permet une bonne structuration de l'offre dans ces deux secteurs de l'économie. La crise est une chance, tant pour la culture que pour le tourisme, à condition que l'on sache tirer du territoire normand les potentialités de l'immense héritage qu'il nous offre.

MOTS-CLEFS : CULTURE - TOURISME - TERRITOIRE - PAYS - HERITAGE - CRISE - ENRACINEMENT


-------------------------------------------------------


L'ENRACINEMENT, VALEUR PRIMORDIALE

AU PLAN CULTUREL EN MATIERE TOURISTIQUE



Une réflexion revient souvent : les industries culturelle et touristique ne sont pas « délocalisables ». On pourrait en discuter - ne va-t-on pas « délocaliser » le Louvre à Lens et à ...Abu - Dhabi ? -, mais ce que veut dire le bon sens commun, c'est que la culture, même si elle prétend à l'universalisme, ne peut s'affranchir de son passé et de son terroir d'origine, et que le tourisme, s'il propose une face centrifuge (offrir à ses clients toutes les destinations du monde), tend à ramener, de façon centripète, ses activités vers les territoires. S'appuyant sur le patrimoine, les héritages monumentaux, paysagers, littéraires, artistiques, les activités culturelles et touristiques ont des liens tellement forts avec les territoires qu'on doit en constater l'enracinement et, de ce fait, considérer cet enracinement comme une valeur primordiale au plan culturel et en matière touristique.

On peut affirmer avec Philippe Chaudat, ethnologue au CNRS, qu' « il y a territoire parce qu'il y a culture et se demander également s'il y a culture parce qu'il y a territoire ». En tout cas, si soixante-dix millions de touristes étrangers viennent, chaque année, en France, il paraît évident que l'attractivité du territoire français s'explique autant par la beauté et la variété des paysages que par la profusion patrimoniale et la culture vivante qui en émane. Variété, profusion... Ce pourrait être un couple anarchisant s'il n'y avait la fidélité et l'ordonnance du territoire, immuable, où « tout change et rien n'amende ».

Le territoire qui joue ainsi un rôle déterminant n'est pas, aux yeux du Mouvement Normand, un simple espace géographique, la portion d'un tout. Le territoire, c'est la Normandie, toute la Normandie, dans la diversité des Pays normands. L'ensemble (la Normandie) et les parties (les Pays normands) provoquent la dialectique féconde de la culture et du tourisme normands. On sort de la théorie, on entre dans le concret. Justement, nous y sommes invités par les excellentes publications de plaquettes touristico-culturelles mises à notre disposition par le Comité Régional du Tourisme, les différents Comités Départementaux et co-financés par l'Etat (Ministère du Tourisme), l'Europe (par le truchement du PARDER), les Conseils Régionaux de « Haute » et de « Basse »-Normandie. Pour l'instant, il n'y a que 19 pays d'accueil touristiques illustrés par ces excellentes plaquettes. Mois après mois, cependant, tous les pays normands se voient ainsi magnifiés et invitent à la promenade intelligente.

Se pose d'ailleurs un problème, presque institutionnel : il y a une quasi concordance entre le pays d'accueil touristique et le « pays - espace de projet », que semble bouder les responsables politiques et, notamment, le Comité Balladur sur la réforme des collectivités locales. La pertinence du pays n'est-elle pas démontrée au plan culturel et touristique ?

Quoi qu'il en soit, le territoire normand offre une large palette d'occurrences culturelles et touristiques.

Au plan historique, la Normandie gallo-romaine (Gisacum - Vieil-Evreux, Areguna - Vieux, Juliobona - Lillebonne) le dispute aux forteresses médiévales de la frontière franco-normandes (Arques, Gisors, Château-Gaillard...) ou aux Abbayes, puis au « blanc manteau » des églises et cathédrales romanes et gothiques. Des « thèmes » historiques nous sont proposés : Guillaume le Conquérant, la Bataille de Normandie, la fin tragique de l'épopée johannique. Nos livres sont des livres d'histoire et d'architecture, allant du Moyen Age jusqu'au XXe siècle (Le Havre, classé par l'UNESCO).
Au plan littéraire, les maisons et les routes d'écrivains attirent les amateurs. Et la Normandie en est particulièrement riche ! La vogue des bains de mer s'est lancée sur nos côtes : Côte d'Albâtre, Cote Fleurie, Côte de Nacre, côtes du Cotentin. Sommes-nous seulement dans la vocation touristique quand Proust à Cabourg ou les personnalités de Honfleur immortalisent la côte normande ? Que dire de l'Impressionnisme, que dire des Parcs et Jardins, coïncidences de la nature et de l'art, ou, encore, du monde du cheval, école de maîtrise et de maintien ? Même la riche gastronomie normande contribue à la dimension culturelle de la Normandie : quatre A.O.C. de fromages, c'est plus qu'un savoir-faire ! Lorsque Edouard Herriot chante « La Forêt Normande », lorsqu'on exalte le travail des hommes en évoquant le riche passé industriel, minier et textile, ou le présent de son industrie du verre ou du flaconnage, lorsqu'on présente fièrement les ouvrages d'art comme le Pont de Normandie ou le Pont - Levant Gustave Flaubert ou encore le gigantesque chantier de Port 2000, quelles sont les limites entre la culture et le tourisme ? Et quel dénominateur commun entre les deux, sinon le territoire normand et les hommes et les femmes qui y ont habité et qui y habitent ?

En ces temps de crise où le vagabondage planétaire superficiel n'est plus de bon aloi, c'est l'approfondissement, la recherche de sens et de cohérence, le couple nature / culture qui redeviennent à l'ordre du jour. L'heure de la Normandie a sonné. Redécouvrons-la dans toutes ses facettes : elle est plus riche, plus surprenante, plus exotique, plus belle qu'on ne le croit...

Pour les directorats pourpre (culture - identité)
et brun (économie du tourisme) du Mouvement Normand
Guillaume LENOIR


La fierté d'être Normand dans Ouest-France

Fiers d'être Normands ? « P't'et ben qu'oui... »

Archives

La bande des quatre de la marque Heula (à droite Laurence Plainfossé), créée en 2006, avec les symboles de la Normandie. : Archives

Ils réclament le drapeau de la Normandie sur leur plaque d'immatriculation. S'entichent des cartes postaleset tee shirt Heula. Les Normands veulent aujourd'hui promouvoir leur région. Crème, camembert, calvados, les Vikings, Guillaume le Conquérant, le Débarquement, Maupassant... Être normand aujourd'hui, c'est quoi ? Fort en Bretagne, le sentiment d'appartenance à une région est plus flou en Normandie. « Peut-être cela est-il dû au fait que les Normands ne savent pas se vendre ou à leur modestie... » se risque un internaute sur un forum.

Mais à l'instar des Bretons et leur gwen-ha-du, les Normands réclament eux aussi leur drapeau sur les plaques minéralogiques. Sur notre forum ouest-france.fr, les internautes étaient unanimes pour les léopards, alors qu'on sait qu'aujourd'hui les plaques minéralogiques bas-normandes comportera le logo de la région. « Il faut redonner une image dynamique et porteuse de notre région, lance J.-F. Brisset, un internaute. Les léopards sur nos plaques ne seraient qu'un début : cela donnerait aux Normands conscience de la force de leur région. »

« L'air du temps »

Une association, créée en novembre 2008, profite du 11e centenaire de la Normandie en 2011, pour vouloir fédérer les Normands autour d'un réseau économique, « ni politique ni revendicatif ». Son fondateur, François Dublaron, conseiller à la chambre de commerce de Cherbourg, voit dans l'identification régionale un « moteur de développement ». Il aimerait lancer un label et des opérations touristiques. Que 2011 soit déclencheur d'un « sentiment d'euphorie en Normandie. L'identité culturelle régionale permet à des personnes d'avoir des relations privilégiées dans leur cadre professionnel. » Il sent un « frémissement» Son explication : « En période de crise, on a besoin d'être ensemble. »

Est-ce la perspective d'une réunification des Basse et Haute-Normandie qui réveille ce sentiment ? « La Normandie semble avoir perdu sa fierté en raison de sa partition, se risque Sébastien Biguet, sur notre forum. La réunification serait un bon moyen de ressouder les rangs et de se réapproprier notre histoire qui fit trembler les grands du royaume français et s'effondrer les Anglais devant Guillaume le Conquérant »

Laurence Plainfossé, une des trois fondatrices de la marque humoristique Heula, fournit une autre explication : « L'air du temps ; les gens se tournent vers un régionalisme sympathique, pas intégriste. À l'image du film « Bienvenue chez les Ch'tis » qui éveille un sentiment collectif. » La marque contribue au capital sympathie de la Normandie. « L'identité on l'a : ses paysages, sa gastronomie. Pourquoi ne sait-on pas se vendre ? »

De 50, Heula est vite passé à 250 distributeurs. L'emblème qui cartonne ? « La météo ! » avant d'exploiter la gastronomie et le Mont Saint-Michel, les prochains thèmes.

Surprise, plus que les touristes, ce sont les Normands eux-mêmes qui se sont approprié la marque. Reconnaissants même : ils envoient sur le site de la marque une foule d'encouragements.

Nadine BOURSIER.

« Les Normands ont toujours été très amoureux de leur région ! »


Quatre questions à...

Roger Jouet, historien à Caen, auteur de Et la Normandie devint française, et co-auteur d'Histoire de la Normandie.

Comment s'est construite l'identité normande ?

Sur son histoire. Et c'est une vieille histoire. Elle remonte aux Gaulois ! Les cités gauloises ont créé les diocèses à l'origine de la province ecclésiastique de Rouen, qui a abouti à la Normandie. Pendant des centaines d'années, des gens ont vécu sous une même coutume, avec une certaine unité linguistique. Jusqu'en 1204, bien qu'appartenant au royaume de France, les Normands se veulent « différents » des Français.

Qu'elle est l'importance réelle des Vikings dans l'histoire de la Normandie ?

L'apport des Vikings, à qui Charles Le Simple confie cette concession en 911, est réel et mythique. Ils ont apporté le vocabulaire maritime, le droit normand, la tolérance... Ils ne sont qu'une page de notre histoire mais sont devenus « nos grands ancêtres », même si les Normands ont bien d'autres ascendants.

Percevez-vous un regain d'intérêt des Normands pour leur région ?

Les Normands ont toujours été très amoureux de leur région ! Mais aujourd'hui, même des aspects négatifs sont valorisés. Comme ce « Heula » bien normand. S'il faut bien vendre la Normandie aux touristes et aux industriels, beaucoup de Normands n'ont pas ce souci : ils veulent simplement y vivre et bien !

Les Normands nourrissent-ils un complexe envers les Bretons ?

Je ne pense pas. L'histoire de la Normandie n'a rien à envier à celle de la Bretagne ! Les Bretons sont plus connus parce qu'ils ont beaucoup immigré. Les Normands se sont moins disséminés, et leur individualisme les a fait moins se regrouper. Le différend tient pour l'essentiel au Mont-Saint-Michel. Tant que les Bretons affirmeront que le Mont est breton. On ne pourra pas laisser dire ça !

Recueilli par N. B.


Sources : Ouest-France

Communiqué hebdomadaire du Mouvement Normand N° 94 - semaine 16 - 2009

LA NORMANDIE DES OCCASIONS MANQUEES


La « Queen Mary II » devait faire escale au Havre. Ce n'est pas rien : plusieurs milliers de touristes argentes qui débarquent pour quelques heures dans une ville où les commerçants, prévenus, se sont achalandés pour la circonstance... Hélas, l'escale a été décommandée... pour cause de grève. Heureusement, dira-t-on, la « Queen Mary II » s'est arrêtée à Cherbourg, qui, certes, ne s'y attendait pas, mais cet autre port normand en a quelque peu profité. Demi-mal, donc ? On pourrait regretter cet avatar : qui nous dit que le splendide navire de la Cunard inscrira lors d'une prochaine croisière un port français (donc normand !) sur la liste de ses escales ? Cela nous rappelle furieusement l'agonie lamentable de notre « France », qui a démontré notre incapacité collective à réussir la mutation des paquebots transatlantiques en super-navires de croisière, et ce, sous les prétextes fallacieux du refus des personnels à changer leurs habitudes, à remettre en cause des acquis sociaux ne pouvant plus être maintenus dans le cadre d'une évolution des métiers... Le paquebot « France » a été livré aux démolisseurs : nous n'avons même pas été capables de le transformer en hôtel de luxe au pied du Pont de Normandie comme le projet en avait été formé pendant un temps à la grande colère des restaurateurs de la Côte y voyant une concurrence redoutable... Il faudra tout de même qu'on nous explique pourquoi des compagnies étrangères peuvent lancer des bateaux de croisière comme la « Queen Mary II » (construit en France d'ailleurs !) et que nous ne sommes pas capables d'en faire autant. Pourquoi tel ou tel navire en fin de vie peut devenir un palace flottant dans un émirat du Golfe Persique et que nous détruisions un navire symbole du goût français ?

Le choix de la construction d'un pont levant à Rouen était assurément contestable. Il eût mieux valu un tunnel. Le Mouvement Normand l'a dit en son temps. Mais Pont Flaubert il y a. Pont levant, de records européens. Certes ! Mais pont levant immobile : il apparaît que les bâtiments de croisière qui, par dizaines, viennent s'amarrer à Rouen, refusent de franchir la passe : ils craignent, paraît-il, qu'un mouvement de grève ne les place en situation d'otages le long des quais de Seine. Quelle réputation nous avons ! Alors pont levant inutile ? Ne servira-t-il que tous les cinq ans pour l'Armada ? Au moins devrait-il servir de trait d'union entre les deux rives : c'est le cas et cela montre a posteriori la nécessité d'un 6e franchissement de la Seine, à Rouen. Malheureusement - et le temporaire peut durer longtemps -, les voies d'accès à l'ouvrage sont calamiteuses sur la rive gauche... Mais le plus grave, c'est que ce franchissement du fleuve a été lancé AVANT que l'on réfléchisse à la réalisation de la nouvelle gare SNCF sur cette rive gauche, qui, fatalement, devra se compléter par un franchissement ferroviaire de la Seine (pont fixe ? tunnel ?)... Ce manque d'anticipation et de coordination dans les projets sera jugée, dans les décennies à venir, comme une incohérence, une occasion manquée d'une véritable restructuration de l'Agglo de Rouen.

Puisque nous parlons de l'Agglo de Rouen, le dessein de son président, Laurent Fabius, de la transformer en communauté urbaine, se trouve entravé par la fronde des petits potentats locaux (souvent de la même tendance que M. Fabius, soit dit en passant) : ils craignent de perdre leur « indépendance », d'être « noyés »... Tout le langage localiste y passe. Il est urgent de ne rien faire ou de jouer petit bras. Le Comité Balladur sur la réforme des collectivités locales place pourtant Rouen comme métropole du nord-ouest : formidable opportunité qu'il faudrait saisir. Hélas, trois fois hélas !, les caciques du Parti Socialiste, Fabius en tête, ont tellement déblatérer sur les propositions formulées dans le rapport de l'ancien Premier Ministre que, là encore, il sera urgent d'attendre !

Bien entendu, ne parlons pas de l'invitation à peine déguisée de réunifier la Normandie. La plus haute autorité de l'Etat s'est prononcée en faveur de cette solution de bon sens, « mais comme c'est Sarko qui l'a dit, c'est forcément mauvais ! ». Nos responsables politiques sont décidément de petits bonshommes !

Il n'y a pas qu'eux !

Dans le cadre de la restructuration et de la réduction du nombre des Chambres de Commerce et d'Industrie, plusieurs d'entre elles, toutes directement concernées par les retombées de Port 2000, ont proposé de fusionner : Le Havre, Bolbec-Fécamp, Pays d'Auge... pour former la C.C.I. de l'Estuaire. Le projet est torpillé par la C.C.I. de Caen et la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de « Basse »-Normandie : ces messieurs-dames trouvent scandaleux qu'une nouvelle C.C.I. s'affranchisse des frontières administratives régionales et départementales. Irrésistiblement, on pense aux dinosaures qui disparurent faute de pouvoir s'adapter...

Du coté des Universités, on ne fait pas beaucoup mieux. On a liquidé le Pôle Universitaire Normand. On n'a pas été choisi parmi les dix universités bénéficiant tout de suite d'une autonomie de gestion. On ne se presse surtout pas pour constituer un Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (P.R.E.S.) et... chaque année, 4000 jeunes diplômés quittent la Normandie, l'Université de Rouen - pour ne citer qu'elle - perd huit cents étudiants, le nombre d'étudiants en université à l'étranger (bourses Erasmus) baisse en « Basse »-Normandie (330, - 53% !). Même les professeurs de Normandie travaillant dans les universités étrangères se comptent loin derrière leurs collègues de Bretagne ou des Pays de Loire (cf « Ouest-France » - 19 février 2009). Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser !

On pourrait multiplier à l'envi les exemples montrant que la Normandie - divisée contre elle-même - « loupe le coche » en bien des domaines. Nous n'avons pas évoqué les problèmes ferroviaires : c'est trop accablant. On ne peut même pas se raccrocher à l'intéressante expansion du trafic fluvial sur la Seine : le succès est fragile, car les écluses sont vétustes et, à tout moment, peuvent entraver les flux... comme cela est arrivé il y a quelques semaines. Pendant ce temps, le canal Seine-Nord va mettre directement Paris en liaison avec les ports de la Mer du Nord. Allons-nous, là encore, nous mettre hors jeu dans cette affaire ?

Le Mouvement Normand est inquiet : le déclin de la Normandie s'accélère avec la crise et nos Elus et Décideurs laissent passer des opportunités. Cela suffit !

Pour le Directorat Brun (Economique et Social) du Mouvement Normand
Jean-Guillaume LEFEBVRE

Jazz sous les Pommiers, ouverture de la billetterie


Six lieux de concerts, plus de 300 musiciens professionnels, 40 formations amateurs, 23 nationalités et 47 concerts payants : le 28e festival Jazz sous les Pommiers se déroulera du samedi 16 au samedi 23 mai à Coutances.

Après une première période, au début du mois d'avril, réservée aux personnes qui souhaitent s'abonner, la billetterie du festival est ouverte à tous à partir du samedi 18 avril. Point de vente principal à Coutances, à l'accueil du centre d'animation des Unelles, et achats par téléphone au 02 33 76 78 68.

Samedi 16 mai
15 h 30 au Magic mirrors : Renza Bô invite Andy Sheppard.
17 h au théâtre : Mikea.
19 h salle M. Hélie : Ahmad Jamal.
21 h théâtre : Éric Séva quartet “Espace croisés” + Philip Catherine solo et trio.
22 h salle M. Hélie : Yael Naim “hommage à Joni Mitchell”.
0 h 30 Magic mirrors : Sandra Nkaké ; Caves des Unelles : Fred Dupont/Guillaume Perret/Rémi Vignolo.

Dimanche 17 mai
Dimanche en fanfare
Salle M. Hélie : 15 h et 16 h 30, Spokfrevo Orquestra. Square de l’évêché : 15 h 15 et 17 h, La Clique sur mer ; 16 h 30 et 17 h 45, La Planche à laver. Théâtre : 15 h 45, 16 h 45 et 18 h, Willem Breuker Kollektief. Esplanade des Unelles : 15 h, Va Fan Fahre ; 17 h 30, Hot 8 Brass Band.
19 h 30 salle M. Hélie : Craig Adams & Yhe Voices of New Orleans

Mardi 19 mai
20 h 30 salle M. Hélie : Nico Wayne Toussaint et invités + Joe Louis Walker.
20 h 45 théâtre : Stefano Bollani piano solo + Gianluca Petrella Indigo 4.
Minuit Magic mirrors : Spoonful et invités.

Mercredi 20 mai
18 h 30 théâtre : Dizu Plaatjies Ibuyambo Ensemble.
19 h 45 salle M. Hélie : Dave Holland quintet.
20 h 47 Magic mirrors : James Hunter.
22 h 15 théâtre : Bojan Z Tetraband.
22 h 30 salle M. Hélie : Mamady Keïta & Sewa Kan.
0 h 30 Magic mirrors : Éric Légnini trio Trippin’ ; Caves des Unelles : Djangobim

Jeudi 21 mai
14 h 45 Caves des Unelles : Tricycle.
16 h 30, 20 h 30 Magic mirrors : Andy Sheppard/Ivan Vautier/Michele Rabbia “Jazz et cuisine”.
16 h 45 théâtre : Archimusic “Terres Arc en ciel”.
18 h 30 salle M. Hélie : Brandford Marsalis quartet.
20 h 30 théâtre : Duo Jean-Marie Machado/Dave Liebman + Stéphane Kerecki trio et Tony Malaby.
22 h 30 salle M. Hélie : La-33.
0 h 30 Magic mirrors : Yom ; Caves des Unelles : Baptiste Herbin quartet.

Vendredi 22 mai
13 h Magic mirrors : Émile Parisien quartet.
18 h théâtre : Carine Bonnefoy New large ensemble.
19 h 45 salle M. Hélie : Andy Sheppard quintet “Movements in color”.
20 h 47 Magic mirrors : Refractory.
22 h 15 théâtre : Django Bates’StoRMChaser.
22 h 30 salle M. Hélie : Victore Démé.
0 h 30 Magic mirrors : Alex Tassel “Movements” ; Caves des Unelles : Ténor Sax Génération.

Samedi 23 mai
12 h 30 Magic mirrors : Ronnie Lynn Patterson trio.
14 h 30 salle M. Hélie : Henri Texier Red Route quintet et l’Ensemble, “Mozaïc Man”.
17 h 30 théâtre : L’instrument à pression.
18 h 30 salle M. Hélie : Renata Rosa.
20 h Caves des Unelles : Jeanne Added solo.
20 h 47 Magic mirrors : Anthony Joseph & The Spsam Band.
22 h 30 théâtre : Ricardo Del Fra/Lee Konitz/Alain Jean-Marie “Intime in Time”
22 h 30 salle M. Hélie : R. Fonseca
0 h 30 Magic mirrors : Fatima Spar & The Freedom Fries ; Caves des Unelles : Michael Cheret quartet.


Source : La Manche Libre

A Flamanville, on construit sous les lignes THT !



A Flamanville, des maisons ont été construites ou vont se construire tout près des lignes THT. En toute illégalité.


Construire une maison tout près d'une ligne électrique à très haute tension ? Mais certainement pas. D'ailleurs, est-ce que cela vous viendrait à l'idée, à vous ? Le Maire de Feugères, commune du centre-Manche traversée par l'actuelle ligne THT venant de la centrale de Flamanville, Jacques Vantomme n'imagine pas un instant que quelqu'un puisse demander un permis de construire pour une maison qui serait ainsi située. Et pense encore moins qu'il se le verrait accorder.

Principe de précaution
En l’occurrence, il n’est pas le seul à le penser. Dans cette commune, en effet, RTE, filiale d’EDF et maître d’ouvrage de la future ligne THT Cotentin-Maine liée à l’EPR en construction, s’est porté acquéreur avec succès d’une maison située exactement sous la ligne THT actuelle. Une acquisition effectuée de sa propre initiative et pas parce que la maison était à vendre, précise Jacques Vantomme. Tout en ajoutant qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé dans ce département. Ce faisant, RTE appliquerait-il pour lui le principe de précaution... dont se réclament les 35 maires ayant pris des arrêtés anti-THT de protection sanitaire ? A Flamanville, site du futur EPR, où se trouvent déjà deux “tranches” nucléaires, la fiiliale d’EDF, en tout cas, n’a pas aujourd’hui à se poser de questions sur la nécessité d’acheter des maisons situées tout près des lignes THT existantes.

L’Administration embarrassée
La raison ? Leurs occupants ne semblent pas préoccupés outre mesure par un tel voisinage, en dépit de sérieuses raisons de s’en écarter, d’ailleurs à l’origine des arrêtés de protection sanitaire. Mieux (ou pire) : tout récemment, dans cette même commune, des maisons se sont construites pratiquement sous ces fameuses lignes, tandis que des permis de construire ont été donnés pour d’autres maisons qui se trouveront dans la même situation. C’est surprenant quand on sait qu’il existe une réglementation qui interdit de telles pratiques. Il s’agit d’un décret ministériel d’août 2004 qui porte sur les contraintes à respecter en présence d’une ligne électrique aérienne de plus de 130 000 volts. Ce texte parle dans le cas des lignes THT de 400 000 volts “d’un rayon d’exclusion de 40 mètres axé sur le support vertical des lignes électriques, ou une distance égale à la hauteur desdits supports si celle-ci est supérieure.” Cette exclusion concerne aussi “des largeurs de bandes de 15 mètres de part et d’autre de l’emprise au sol du couloir délimité par les câbles des dites lignes électriques.” En clair, il est interdit, par mesure de précaution, de construire sous les lignes THT à 400 000 volts et interdit de les faire surplomber “des bâtiments à usage d’habitation, des établissements recevant du public, des écoles, des collèges, des lycées, des structures sanitaires, pénitentiaires, des lieux de plein air, des installations classées.” Dans ces conditions, pourquoi les permis de construire de Flamanville ont-ils été accordés, puis validés par la direction départementale de l’Equipement ? Questionnée, cette administration se montre embarrassée... Le fonctionnaire concerné en réfère au service communication, qui en réfère au directeur, qui en réfère au cabinet du préfet. Une réaction - aussi brève qu’éloquente - intervient alors à ce niveau : “On ne communique pas sur cette question”. De son côté, RTE a pris les devants en s’engageant à ce que l’ouvrage ne surplombe pas des bâtiments agricoles et à acheter à la demande de leurs propriétaires, les maisons situées dans une bande de 100 mètres de chaque côté de la ligne. Des mesures présentées comme une amélioration du régime d’indemnisation et non comme une obligation légale.


Santé à Coutiches
A Coutiches, village du nord de la France où passent deux lignes THT de 400000 volts, les habitants des maisons surplombées par ces lignes ont présenté des troubles de santé : problèmes de peau, sommeil perturbé, carence en fer. Face à cela, ils ont quitté leur maisons, qui ont été rachetées par EDF puis revendues au tiers de leur valeur. En dépit des promesses, les nouveaux occupants n’ont pas bénéficié de suivi médical.

Chèvreville en lutte
Entrée en résistance contre le projet de ligne THT Cotentin-Maine dès l’origine, la commmune de Chèvreville dans le sud-Manche et son maire Gilbert Daniel ne baissent pas la garde. Cette commune, en effet doit être traversée de part en part par la ligne. Le 28 mars dernier une manifestation a été organisée sur place sur le thème “Chèvreville hors tension”.

Parlement européen
Le 2 avril dernier, le Parlement européen a voté à une très large majorité une résolution dont un point précis concerne la ligne Cotentin-Maine. L’assemblée de Strasbourg estime “qu’il est dans l’intérêt général de favoriser des solutions reposant sur le dialogue.”

Flamanville s’étonne
Maire de Flamanville, Patrick Fauchon s’étonne du refus de la préfecture de communiquer sur la question des constructions proches des lignes THT. Face à un “champ de contraintes” très important sur sa commune, la municipalité “s’attache à être en conformité”.


Source : La Manche Libre

La filière pêche normande en pleine tempête

Les coopératives Granvilmer et Copéport marée ont déposé leur bilan. La filière pêche a six mois pour éviter la liquidation judiciaire.
Le secteur de la pêche artisanale bas-normande se trouve à nouveau, et très sérieusement, affaibli par la réelle menace de disparition qui pèse sur les deux coopératives régionales de transformation des produits de la pêche : Granvilmer à Granville et Copéport-marée à Port-en-Bessin.
Ces dernières, en proie à d’importantes difficultés financières à cause d’une activité déclinante, ont été conduites à déposer leur bilan avant de se voir placées, vendredi 30 janvier, en redressement judiciaire. Une situation qui est, pour partie, la conséquence mécanique de la très mauvaise conjoncture touchant les flottilles de pêche bas-normandes.

Un coup fatal
De fait, celles-ci sont affectées par des quotas en diminution, un prix du gazole élevé il y a peu encore, et diminuées en taille par le plan de sortie de flotte. Conclusion : faute de disposer de quantités d’apports suffisantes, les deux coopératives ne pouvaient plus fonctionner dans des conditions économiques normales. Dans le cas de Granvilmer, née de l’initiative des pêcheurs locaux et spécialisée notamment dans le décorticage et la transformation des pétoncles et des bulots, le coup fatal a été reçu l’an dernier.
A cette époque, le marché espagnol qui absorbait une grosse part des pétoncles traitées localement a connu du fait de la crise actuelle une chute spectaculaire de 85%. Ce qui, cumulé avec une baisse des apports due au mouvement de grève des pêcheurs en mai, a eu raison de sa santé.

Premier acheteur
A cause de l’importance considérable des coquillages pour le port de pêche de Granville, la survie de la coopérative - qui emploie 30 salariés - est donc un enjeu capital.
Une liquidation judiciaire conduirait en effet certains bateaux à rester à quai et mettrait sérieusement à mal la criée locale. Mais cela vaut aussi pour les autres ports et criées bas-normands, dont ceux de Cherbourg, car Granvilmer transforme également la seiche, une des espèces les plus pêchées en Basse-Normandie.
Quant à Copéport-marée, qui se présente à juste titre comme une entreprise leader du mareyage bas-normand, son importance n’est pas moindre. Outre le traitement de la seiche et le décorticage des coquillages et des coquilles saint-Jacques, elle produit des filets élaborés à la main d’espèces à faible valeur marchande comme le tacaud, le merlan, ou le grondin.
Au sein-même de la filière, cette coopérative pèse d’un poids déterminant puisqu’elle est le premier acheteur en tonnage des espèces bas-normandes, dans les criées de Port-en-Bessin et de Cherbourg. Socialement, sa disparition peut aussi être difficilement envisagée par la profession car Copéport-marée non seulement emploie 78 personnes mais se trouve encore être depuis 2007 une Scop (Société coopérative ouvrière de production), c’est-à-dire qu’elle appartient à ses salariés. Dans ces conditions, la survie des deux coopératives s’avère vitale pour l’ensemble du secteur de la pêche bas-normande. Aujourd’hui sur la sellette dans son ensemble, la filière a six mois, durée de la période de redressement judiciaire, pour trouver une solution qui éviterait la liquidation de ses deux maillons importants. C’est pourquoi les représentants de la profession ont rencontré Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, mercredi 4 février à Cherbourg avant de participer à une réunion du secteur coopératif dans son ensemble lundi 9 février à Port-en-Bessin.
A l’échelle bas-normande, Daniel Lefèvre, président du comité régional des pêches, en a appelé au préfet afin qu’il réunisse toutes les parties concernées par le sauvetage de la filière. Toutefois, il semble que les deux coopératives bas-normandes ne puissent pas échapper à des réductions d’effectifs si elles veulent poursuivre leur activité.

La Région à la rescousse des coopératives

La filière pêche bas-normande est entrée dans une spirale infernale, une difficulté en entraînant une autre à cause de la conjoncture très défavorable de ce secteur d’activité.Le dernier épisode est sans doute le plus dramatique car il met en cause la survie-même des deux principales coopératives régionales, Granvilmer à Granville et Copéport-marée à Port-en-Bessin.

Une aide d’un million d’euros
Indispensable pour assurer la commercialisation des produits de la pêche bas-normande, ces coopératives, placées en redressement judiciaire, ne peuvent donc disparaître. Un impératif qui n’a pas échappé au Conseil régional, dont le soutien a été sollicité par la filière.
A l’occasion de la session plénière du vendredi 20 mars, Jean-Marc Lefranc, conseiller régional d’opposition et député (UMP) du Bessin a ainsi proposé que la Région accorde une aide remboursable d’urgence de près d’un million d’euros à l’organisation de producteurs de Basse-Normandie pour lui permettre de faire face à ses difficultés financières actuelles.
Les deux coopératives régionales doivent en effet deux millions d’euros à l’OPBN. L’assemblée régionale a été unanime pour approuver cette suggestion. Vice-présidente en charge de ce dossier, Frédérique Heurguier a précisé que la Région allait aider les deux coopératives avec des garanties de crédit ou des crédits.
De son côté, Laurent Beauvais, le président du Conseil régional, a évoqué une réunion sur ce sujet avec la Manche et le Calvados, de façon à gagner en efficacité grâce à une action concertée. Mais, estime Nicole Ameline, députée (UMP) du Pays d’Auge, il faut d’abord régler le problème des points de débarque, dont Saint-Vaast-la-Hougue par exemple ne dispose pas, d’où un manque de contrôle des apports.


Sources : La Manche Libre

Immatriculations : on change tout !


Après de nombreuses tergiversations, la réforme est enfin prête. Mais la polémique sur le logo régional demeure toujours. Le 15 avril, elles débarquent en Normandie !
Après avoir suscité un vent de polémique et mobilisé les élus, attachés à défendre leur département et leurs concitoyens, les nouvelles plaques d'immatriculation seront bel et bien délivrées à compter de cette date pour les véhicules neufs.

Une plaque à vie
Désormais, lors de sa première mise en circulation, la voiture recevra une immatriculation qu’elle conservera jusqu’à sa destruction.
Le numéro sera composé d’une série de sept caractères alphanumériques : à la suite, deux lettres, un tiret, trois chiffres, un tiret et deux lettres. A droite de la nouvelle plaque, apparaîtra un fond bleu, sur lequel pourra être indiqué le seul élément territorial, c’est-à-dire le logo de la région correspondante et le numéro du département, tous les deux choisis par le propriétaire du véhicule.
Pour Gérard Blottière, président de l’Automobile-Club de Normandie, “C’est déjà un pas en avant. La disparition complète de l’identification territoriale me dérangeait vraiment. Je fais confiance aux Normands qui, je l’espère, conserveront leur département d’origine”.
Autre point important de la réforme : les concessionnaires et garagistes pourront effectuer des immatriculations au même titre que les préfectures, à condition d’avoir l’agrément et l’habilitation obligatoire et payante (29,90 euros de licence et 35,76 euros mensuel d’abonnement).
“Nous avons dû nous munir d’un logiciel et d’un abonnement à l’année. C’est à nous désormais de vérifier les pièces obligatoires que sont le justificatif de domicile et la pièce d’identité. C’est une grosse responsabilité”, explique Emilie Couillard, assistante commerciale au garage des Ronchettes de Saint-Lô.
En attendant, beaucoup de petits garagistes ne pourront pas payer l’abonnement et sous-traiteront ce service à d’autres.

Les léopards ou le logo régional
Les nouvelles plaques sont déjà commandées au garage des Ronchettes. “La majorité de mes plaques seront au logo de la région et avec le numéro d’immatriculation 50. J’ai des clients du Calvados, donc j’ai également prévu d’avoir des plaques 14 en stock. Pour ce qui est des demandes particulières, par exemple des plaques avec le numéro 61 ou 75, il faudra attendre un certain délai. Le prix restera le même”, précise Jean-Claude Hue, responsable du magasin.
Désormais, les cartes grises seront nommées “certificat d’immatriculation” et envoyées sous pli sécurisé au domicile. “J’espère qu’il n’y aura pas d’erreur. Je préférais donner la carte grise en main propre au client”, ajoute Emilie Couillard. Quoi qu’il en soit, avec une plaque d’immatriculation à vie, plus besoin de changer à chaque déménagement, ce qui entraînera des économies. “Sauf si, lors d’un achat de véhicule d’occasion, le numéro d’immatriculation ne vous convient pas”, insiste Jean-Claude Hue. A partir du 15 juin, ce sont d’ailleurs les véhicules d’occasion qui seront concernés par la réforme, en cas de changement de propriétaire.
Le choix du logo régional avait suscité des réactions. Léopards ou logo respectif des deux régions normandes ? Celles-ci ont préféré faire bande à part, allant à l’encontre du projet de réunification et au grand regret de Jean-François Le Grand, le président du Conseil général de la Manche, qui préconisait un logo pour les deux régions. “C’était le moment de montrer que nous sommes avant tout Normands, et non pas haut ou bas”.
A l’heure actuelle, aucun changement n’est envisagé.
Mélanie Carnot


Pourquoi ce changement ?
Parce que l’actuel système d’immatriculation, qui date de 1950, arrivera bientôt à saturation. Et “parce que le système informatique qui le gère est vieillissant et ne peut plus évoluer techni-quement”, selon le ministère de l’Intérieur.

Une taxe en plus
Si l’Etat met en avant les économies de temps et d’argent que vont susciter la réforme, une nouvelle taxe a néanmoins été votée par le Parlement. Depuis le 5 janvier, 4 € de “frais de gestion” sont facturés en plus sur l’édition de chaque carte grise.

Une uniformisation européenne

Le nouveau système devrait alimenter un fichier central européen qui permettra de verbaliser les plaques étrangères flashées au radar. L’attribution d’un numéro à vie permettra de lutter contre les fraudes et les trafics, qu’il s’agisse des certificats d’immatriculation ou des plaques minéralogiques.
 
Le Gwen ha du pour la Bretagne
Pour la Bretagne, c’est le Gwen ha hu (blanc et noir en breton) qui figurera sur les plaques. Les élus armoricains ont préféré faire figurer ce drapeau chargé d’histoire créé en 1923 par un militant régionaliste, plutôt que l’hermine stylisée qui symbolise le Conseil régional breton.

Source : La Manche Libre


Notes :


Le Mouvement Normand s'indigne bien évidemment de ces plaques discriminatoires d'immatriculations des demi-régions. Nous avons déjà publié un communiqué dessus (communiqué n°89, semaine 9, 2009), pour le consulter directement nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant :
http://www.mouvement-normand.com/blog/index.php?post/2009/03/02/Communiqu%C3%A9-hebdomadaire-du-Mouvement-Normand-N%C2%B0-89-semaine-9-2009

Le Mouvement Normand préconise aussi de coller à l'arrière de vos voitures un autocollant très résistant fait par nos soins. Les modalités pour l'obtenir sont accessibles ici :
http://www.mouvement-normand.com/blog/index.php?post/2009/01/15/Des-autocollants-et-des-affiches-%22Mouvement-Normand%22

Communiqué hebdomadaire du Mouvement Normand N° 93 - semaine 14 - 2009

NORMANDIE, RENDEZ-VOUS MONDIAL DU CHEVAL EN 2014

Les nouvelles concernant la Normandie ne sont pas si florissantes pour que nous boudions notre plaisir d'apprendre que les 35 membres de la Fédération Equestre Internationale, présidée par la princesse Hayat Bint Al-Hussein, avaient choisi la Normandie pour l'organisation, en 2014, des Jeux Equestres Mondiaux.

En alternance avec les compétitions équestres des Jeux Olympiques, les Jeux Equestres Mondiaux ont lieu, depuis 1990, tous les quatre ans. Ils comportent plus d'épreuves que les Jeux Olympiques, puisqu'aux jumping, dressage, concours complet, équitation paralympique, les Jeux Equestres Mondiaux accueillent huit disciplines : le concours de saut d'obstacles, le dressage, le concours complet (trois épreuves sur trois jours), l'attelage, l'endurance, la voltige, l'équitation western ou reining et une épreuve paralympique. Autant dire qu'en matière équestre, les Jeux de 2014 seront le rendez-vous suprême des sports où le cheval est roi.

Le « poids » d'un tel événement fait rêver : au moins 500 000 spectateurs sur deux semaines, 800 cavaliers, près de 900 chevaux, 1 700 employés et bénévoles, 1 200 journalistes, 300 photographes et... 460 millions de téléspectateurs ! Inutile de préciser que tous les haras de Normandie seront sollicités pour recevoir ces chevaux-champions, que tous les hôtels à deux cents kilomètres à la ronde seront pris d'assaut, qu'une logistique impressionnante sera organisée (transports et alimentation des animaux, dessertes ferroviaires spéciales, etc.).

Ce sera la fête du cheval, mais aussi la fête de la Normandie.

La France n'a jamais eu l'honneur d'organiser ces Jeux Equestres Mondiaux : successivement Stockholm, La Haye, Rome, Jerez de la Frontera, Aix-la-Chapelle, Lexington auront connu cette compétition. Que Caen et la Normandie soient choisies représente donc une formidable reconnaissance de la vocation équine de la Région, où, d'ailleurs, a été identifié un Pôle de Compétitivité lié à l'élevage chevalin.

Que représente la filière équine en Normandie ?

Selon Agriscopie, panorama de l'agriculture et de l'agro-alimentaire en Normandie (livraison de mars 2008), la Normandie est le pays du cheval par excellence : 50 % des chevaux de courses français (pur sang et trotteur), 1/3 des immatriculations nationales des chevaux de sang. Deux Haras Nationaux se trouvent en Normandie : le Haras du Pin, celui de Saint-Lô. Et Deauville est l'une des premières places mondiales du marché des pur-sang et trotteurs : la vente des yearlings y attirent les acheteurs du monde entier. On ne compte plus les grands champions qui y ont vu le jour : Général du Pommeau, Cocktail Jet, Offshore Dream, Sagamix, Jag de Belhouet, Baloubet du Rouet...

Le cheptel équin normand représente 13 % de l'effectif national en « Basse »-Normandie (58 000 équidés), 3 % en « Haute »-Normandie (14 500 têtes). Au total, la Normandie, c'est 16 % de l'élevage chevalin français, de loin la première région de France de cette branche de l'élevage. On estime à 70 000 le nombre de salariés directement ou indirectement impliqués dans l'élevage chevalin normand.

Chaque département normand cultive ses spécialités, le tout formant un ensemble tout à fait performant et plein de perspectives de développement. Le Calvados est à la pointe de la recherche équine avec des instituts et des laboratoires spécialisés. Ce département organise les Equi'days, festival consacré aux activités liées au cheval. L'Orne est le premier département français pour l'élevage des trotteurs, le galop vient en seconde position, le cheval de sport y arrive en 3ème position. C'est aussi le berceau du cheval de trait Percheron, mondialement connu. La Manche possède le plus important effectif équin (23 000 têtes) et c'est le département d'origine du cheval de selle français, idem pour le cob normand. L'Eure est une terre d'accueil pour les cavaliers : c'est le premier département français en terme de pratique équestre (plus de 8 000 licenciés) et la Seine-Maritime s'oriente plutôt vers la randonnée : plus de mille kilomètres d'itinéraires balisés relient les massifs forestiers de ce département.

La filière équine ne se contente pas de sa rente de situation privilégiée : elle innove. Outre le Pôle de compétitivité labellisé en 2006 (20 projets retenus à ce jour) en Normandie occidentale, la Seine-Maritime crée son Pole équestre à Mauquenchy (Pays de Bray), Deauville va ouvrir un complexe équestre en 2009, le Pays d'Argentan - Pays d'Auge ornais devient Pôle d'excellence rurale et les métiers du cheval y tiennent une grande place, à Vire enfin se bâtit un village équestre... Ce ne sont, là, que quelques exemples démontrant la vitalité de l'élevage chevalin et le développement de la pratique équestre en Normandie méritant tout à fait son titre de « Terre du Cheval ».

La désignation de Caen et de la Normandie pour l'organisation des Jeux Equestres Mondiaux est le fruit d'une coopération exemplaire entre les Elus, la Fédération Française d'Equitation (3ème fédération sportive avec 600 000 licenciés) et le soutien de l'Etat (Le Président de la République avait appuyé la candidature française...).

Avec beaucoup d'élégance, Laurent Beauvais, président de la demi-région « Basse »-Normandie, a tenu à saluer les efforts de ses prédécesseurs, René Garrec et Philippe Duron (directement concerné puisque Caen sera le lieu principal de l'événement). Il a remercié son homologue haut-normand, Alain Le Vern, à qui il a fait part de « son immense satisfaction. Nous avons tous su jouer collectif, un grand merci à tous nos partenaires ». L'épreuve d'endurance devant rallier le Haras du Pin au Mont-Saint-Michel, Laurent Beauvais a adressé ses féliciations aux Présidents des Conseils Généraux de l'Orne et de la Manche, qui participeront directement à l'organisation de cette compétition.

Voilà un magnifique exemple d'une solidarité normande conquérante que le Mouvement Normand salue avec enthousiasme, en invitant tous ses adhérents et sympathisants à se mobiliser au service de la réussite des Jeux Equestres Mondiaux de 2014.

Pour le Directorat Brun (Economique et Social - Economie du Sport) du Mouvement Normand
Pierre LEBIGRE

La Normandie, terre du nucléaire ?

C’est le thème de La Voix Est Libre samedi 11 Avril à 11H30

sur France 3 Normandie. Une émission spéciale de 45 minutes animée par Franck Besnier et Philippe Goudé.


Chantier de l'EPR de Flamanville


Pour voir l'émission en streaming vendredi 10 avril, à 20h30, cliquez ici
Pour voir ou revoir l'émission en VOD à partir du samedi 11 avril,  cliquez ici

Les deux régions, Haute et Basse-Normandie auront chacune leur réacteur EPR, réacteur de 3ème génération, à l’horizon 2017. Flamanville, dans la Manche, où le chantier a démarré en 2007 et Penly, en Seine-Maritime, dont les travaux commenceront en 2010.

Le débat fait rage, les écologistes dénoncent les dangers du nucléaire et ses conséquences sur l’environnement alors que les pro-nucléaire mettent en avant l'emploi et les retombées économiques. Selon un récent rapport du Conseil Economique et Social Régional, le CESR, 9500 personnes travaillent actuellement dans la filière nucléaire en Basse-Normandie.

Faut-il avoir peur du Nucléaire ? En cette période de crise, les régions qui travaillent avec le nucléaire s’en sortent-elles mieux ? Elus, chefs d’entreprises et responsables politiques seront autour de Franck Besnier Philippe Goudé, à la Cité de la Mer pour répondre à ces questions et apporter leur point de vue, faire part de leurs projets pour cette filière en pleine expansion.

Les invités :

Bernard Cazeneuve, député-maire PS de Cherbourg,

Nicole Ameline, députée UMP du Calvados et Conseillère Régionale de Basse-Normandie,

Mickaël Marie, secrétaire national adjoint des verts,

Sébastien Jumel, maire PCF de Dieppe,

Véronique Berégovoy, présidente du Groupe des Verts au Conseil  Régional de Haute- Normandie

Alfred Trassy – Paillogues, député Maire UMP de Yerville

Eric Neyme, délégué régional EDF

- page 1 de 17