La princesse a dit oui. Dans la salle d'apparat de l'hôtel des
Trois-Couronnes à Vevey, en Suisse, où sont réunis les 35 membres de la
Fédération équestre internationale, la princesse Hayat Bint Al Hussein,
présidente de la FEI, salue
« le professionnalisme de la candidature normande. Après les États-Unis, poursuit-elle,
je suis heureuse que les jeux retrouvent cette terre du cheval par excellence qu'est la Normandie. » Longue salve d'applaudissements sur les bords du lac Léman.
Philippe Duron entraîne Laurence Meunier - émue Madame la présidente du pôle équin normand - dans une « valse de la victoire ». Les élus normands sont heu-reux. « Du bonheur pur beurre. Caen a vu naître les courses de trot en 1837. C'est bien la preuve que Yes we Caen ! » Dans son élan à trois temps, le député-maire de Caen ose même ce clin d'oeil à une « autre bonne nouvelle », la récente annonce de la venue de Barack Obama en Normandie le 6 juin prochain.
Immense satisfaction
« Alain, on a gagné les jeux ! Merci de ton soutien. » Laurent Beauvais appelle son collègue Alain Le Vern, président de Haute-Normandie. « Une immense satisfaction. Nous avons tous su jouer collectif, un grand merci à tous nos partenaires. »
Le président bas normand passe aussi un coup de fil chaleureux à René
Garrec, l'ex président UMP de la Région. Il ne veut pas perdre de
temps : « Nous nous attelons à la tâche avec la création d'un groupement d'intérêt public pour bâtir cet événement mondial. »
Le
hall de l'hôtel suisse résonne de félicitations ! Christian Paillot,
vice-président de la Fédération française d'équitation, souligne « la parfaite entente entre l'État, la région de Basse-Normandie et la Fédération française d'équitation. Le jury l'a bien vu : il n'a posé aucune question après notre audition d'une demi-heure. »
Le préfet Leyrit n'imaginait pas une autre réponse : « Notre candidature était plus que légitime ! C'est une reconnaissance fabuleuse pour la filière équine normande. » Ravie aussi Eugénie Angot, cavalière internationale : « Défendre ses couleurs chez soi, cela a de l'allure. Tous les cavaliers français sont derrière cet événement. »
Caen
avait déjà postulé en décembre 2005, lors d'une session de la FEI à
Bahrein. Les Américains l'avaient alors emporté pour l'organisation, en
2010, de la prochaine édition des jeux à Lexington dans l'État du
Kentucky. Cette seconde fois, les Normands ont su sauter l'obstacle.
Dans cinq ans, pas moins de 900 cavaliers, autant de chevaux venus
d'une soixantaine de nations débarqueront en Normandie du 17 au 31 août
2014. D'ici là, en selle.
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