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Actualité du MN - Blog du Mouvement Normand

Blog du Mouvement Normand


vendredi 20 mars 2009

Le président du Mouvement Normand en direct à la radio le 21/03/09

Un drapeau, une Normandie

Dans le cadre du "Libre Journal des Lycéens" diffusé le samedi 21 mars 2009 de 12h à 13h30 sur Radio Courtoisie, Hélène Saint-André et Hugues Sérapion recevront Didier Patte, président du Mouvement Normand et membre du Conseil Economique et Social de la demi-région "Haute-Normandie". Seront évoqués entre autre l’histoire et le rayonnement culturel de la Normandie et bien sûr la réunification avec le rapport de la commission Balladur sur l’aménagement du territoire.

Première diffusion en direct samedi 21 mars de 12h00 à 13h30, en différé de 16h00 à 17h30 et le lendemain de 0h00 à 1h30.

__________


Radio Courtoisie - 61, boulevard Murat - 75016 Paris

- En FM : Paris 95,6MHz - Caen 100,6 MHz - Chartres 104,5 MHz - Cherbourg 87,8MHz - Le Havre 101,1 MHz - Le Mans 98,8 MHz
- Par satellite : CanalSat
- Par Internet : radiocourtoisie.net

mercredi 2 juillet 2008

Le directeur de l'Unité Normande est relaxé

Brigitte Le Brethon est déboutée

Le jugement a été prononcé le mardi 1er juillet. Il met fin, nous l'espérons définitivement, aux poursuites diligentées par M. le Procureur de la République auprès du T.G.I. de Caen, à la demande de Madame Brigitte Le Brethon, ex-députée du Calvados et, alors, toujours maire de Caen. La dame n'avait pas apprécié un article paru en pleine période électorale et qui mettait en cause, non pas son bilan municipal, mais son aptitude à exercer un mandat national, aux incidences régionales fortes, obnubilée qu'elle était par son autre écharpe de maire à laquelle elle sacrifiait l'avenir de la Normandie.

Encore une fois, et la très brillante plaidoirie de l'avocat du Mouvement Normand, Me Dominique Le Pasteur, l'a démontré : il s'agissait d'une polémique politique, intervenant dans un contexte électoral, tout à fait habituelle dans une démocratie qui se respecte et laisse l'opinion publique s'exprimer par le truchement de la presse d'opinion.

Madame Le Brethon, qui n'a dû sa défaite aux élections législatives qu'à ses seuls talents, a voulu faire un exemple et trouver un bouc émissaire. Sans doute voulait-elle, dans la perspective des élections municipales de mars dernier - qu'elle a aussi perdues et pour les mêmes raisons -, faire taire une opposition sans concessions et intimider ses adversaires. D'où cette insolite mobilisation judiciaire qui, finalement, tourne à sa confusion.

Pour nous, l'incident est clos.

Il convient cependant d'en tirer quelques conclusions.

1. Brigitte Le Brethon n'est pas notre ennemie. Elle est normande et a obtenu les suffrages de nombre de nos compatriotes. C'est seulement une adversaire de la haute idée que nous nous faisons du destin de la Normandie - ce qui est son droit - et qui utilise des arguments fallacieux. C'est cela que nous n'acceptons pas. Nous espérons qu'un jour prochain une saine discussion sur le fond, dans un esprit de compréhension mutuelle, permettra de trouver des voies de convergences fusionnelles.

2. Il ne s'est pas agi d'une querelle entre le Mouvement Normand et le parti auquel adhère Mme Le Brethon. Nous profitons de l'occasion qui nous est offerte pour remercier les membres et les cadres de l'UMP - de « Haute » comme de « Basse » Normandie - qui, au cours de cette longue procédure, nous ont fait part de leur sympathie, de leur soutien et de leur mécontentement à propos de ce qu'ils considéraient pour le moins comme une maladresse, voire une faute. Dans le même esprit, le Mouvement Normand n'a pas apporté son soutien à M. Duron parce qu'il était socialiste, mais parce qu'il nous apparaissait comme un meilleur candidat. La position du Mouvement Normand est toujours aussi claire : « Pas de complaisance, ni d'ostracisme à l'égard de quelque parti politique que ce soit : seul l'intérêt de la Normandie prime ».

3. Le Mouvement Normand ne se reconnaît pas dans la déférence unanimiste - trop fréquente en province - à l'égard des puissants, qu'ils soient investis par le suffrage populaire ou qu'ils détiennent un pouvoir administratif ou économique. Plus les responsabilités sont élevées, plus le droit à la critique doit pouvoir s'exercer. A nos yeux, il y a un véritable abus de pouvoir à se prétendre intouchable sous prétexte que l'on détient un manda public.

4. Le Mouvement Normand veut promouvoir une authentique opinion publique normande. Elle doit s'exprimer par le débat et non par la recherche de consensus mou. Le « pas de vagues ! » ne convient pas dans un pays où il ne devrait y avoir de « Haute » et de « Basse » que la marée. Polémiques, controverses, affrontements verbaux, tels sont les signes de bonne santé d'une opinion publique vivante et foisonnante, sans laquelle il n'y a qu'autoritarisme, vanité et suffisance, d'un côté, flagornerie, servilité et complaisance de l'autre.

5. Le Mouvement Normand souhaite le retour de la presse d'opinion, plus particulièrement en province où l'oligopole de la presse quotidienne et hebdomadaire s'est accompagné d'une rognure de toutes les aspérités de l'actualité. La presse d'opinion(s), c'est la respiration d'une démocratie vivante qui, même par ses excès, évite les conflits générateurs de guerres civiles. A trop vouloir museler la presse, les pouvoirs bloquent les évolutions des esprits et engendrent soit le totalitarisme, soit la révolution ou la contestation violente.

6. Le Mouvement Normand constate et déplore qu'il existe un arsenal juridique répressif à l'encontre de la presse écrite à un moment où, sur la toile, l'impunité est quasi-totale. Il y a, là, une dévalorisation de l'écrit, ne profitant qu'à la superficialité et la fugacité de l'internet.

En 2009, nous atteindrons les quarante ans d'existence du Mouvement Normand. Rien, ni la dérision, ni les menaces, ni la surdité des uns, ni les oppositions rabiques des autres, ne l'auront détourné de son ambition : faire revivre la Normandie enfin réunie dans la diversité des pays normands. Ce combat, nous le mènerons jusqu'à la victoire qui sera celle de tous les Normands.

Didier PATTE

Président du Mouvement Normand
Contact : 02 32 42 65 57

samedi 3 février 2007

Discours de clôture de la Journée normande des instances du Mouvement Normand, le 3 février 2007 à Bernay

Chers Amis Normands,

Ce n'est pas un hasard si nous sommes réunis dans nos instances, en cette salle capitulaire de l'Abbaye de Bernay. Ce lieu a souvent été un point de ralliement pour les membres du Mouvement Normand. Et l'on ne peut se retrouver dans ces murs sans évoquer le souvenir du Sénateur Gustave Héon, maire de Bernay, qui, si souvent, nous accompagna dans notre lutte pour la réunification de la Normandie. L'ancien Président du Conseil Général de l'Eure montra l'exemple d'un grand élu refusant la calamiteuse division normande et résistant aux pressions des Autorités de l'État ou des leaders autoproclamés des deux morceaux de la Normandie. Hommage soit donc rendu au Président Gustave Héon, auquel nous associons aujourd'hui son successeur, Hervé Maurey, maire de Bernay, qui nous fait l'amitié de nous offrir son hospitalité dans ces bâtiments prestigieux.

Bernay, c'est aussi la ville la plus centrale de Normandie, celle qui, sans doute, profiterait le plus de sa réunification. Ville qui pourrait être parfaitement desservie si le ferroviaire était à la hauteur des espérances qu'on met en lui. Ville symbole puisque c'est à Bernay qu'eut lieu la plus grande manifestation en faveur de la réalisation de l'autoroute A28, qui, enfin, soulage le trafic grandissant de la RN138 et rouvre le Centre Ouest de la France vers l'ensemble portuaire de la Basse-Seine. Ville qui résiste aux nombreuses délocalisations qui saccagent le tissu économique normand. Ville, enfin, qui, parmi les villes normandes de son importance, fut l'une des rares, comme Bayeux, à ne pas connaître les destructions de la guerre et qui, de ce fait, donne une idée de ce que fut la Normandie avant le désastre de 1940-1944.
Bernay, c'est aussi une belle médiathèque que tous les amoureux de La Varende devraient connaître puisque les archives de l'Association Présence de La Varende y furent déposées... Cela me donne l'occasion de remercier cette association et toutes les autres qui nous ont fait l'amitié de tenir un stand dans cette salle. Cela nous rappelle que la Normandie ne nous appartient pas et que l'on peut travailler pour Elle à partir d'associations, de structures, de Mouvements différents.

Cela étant, les débats d'aujourd'hui montrent l'étendue des problèmes qui assaillent la Normandie. On ne peut pas s'obnubiler sur la seule question de la réunification.
La Normandie divisée est, certes, menacée de disparition puisqu'elle risque d'être englobée dans des ensembles technocratiques différents : Grand Ouest, Grand Bassin Parisien, Grand Nord-Ouest, mais, même entraînée vers le déclin, elle continue de survivre et connaît tous les avatars des régions confrontées aux difficultés de l'heure.
C'est à nous de donner des réponses et de montrer que penser globalement le destin de la Normandie ne nous empêche pas de réfléchir aux préoccupations de tous les Normands à un moment donné. Néanmoins, notre conviction reste intacte : la plus grande partie des difficultés de la Normandie vient de son inepte division.

La division de la Normandie aggrave les effets négatifs de la mondialisation de l'économie en ne donnant pas à nos dirigeants les moyens de résister pleinement par une mise en synergie de tous nos atouts. Le capital de situation exceptionnel de la Normandie est gâché par des querelles de préséance mesquine entre responsables localistes. La Normandie divisée se révèle incapable de faire émerger un leader, une élite qui sachant entraîner une population qui perd petit à petit ET sa fierté ET ses repères...
Tout cela, cela fait bientôt quarante ans que nous le martelons avec constance et, même, obstination. Nous avons fait bouger les mentalités mais les problèmes normands ne sont pas résolus. Le combat n'est donc pas terminé et bien des militants de nos débuts ont disparu sans voir le succès de leur engagement. Nous savions que ce serait une tâche de longue haleine et nous nous sommes donnés les moyens de durer. Chacun aura noté les progrès des vecteurs de communication du Mouvement Normand. C'est une quête sans cesse renouvelé et il y a encore beaucoup à faire. Mais cela n'a été rendu possible que grâce à la mise en place d'une équipe centrale autour du Président à laquelle il faut rendre hommage : Emma Davesne, Franck Le Dun et Michel Patte. Ils assurent avec moi ce que l'on désigne toujours dédaigneusement l'intendance, au jour le jour. Et, autour d'eux, gravitent des militants qui se chargent, eux aussi, de tâches subalternes, mais indispensables. C'est ce noyau qu'il faut étoffer prioritairement. Il est le gage de la pérennité du Mouvement Normand et de son action.
L'autre clef de la réussite potentielle du Mouvement Normand réside dans la continuité d'une pensée qui, sans changer de cap, a su évoluer en s'approfondissant. De 1969 à 2007, le discours est le même: il s'est enrichi de l'expérience de nos luttes et de la prise en compte de l'évolution des institutions, du contexte général et des nouvelles préoccupations humaines comme l'écologie. Nous devons cette continuité du discours à la fidélité des militants du début et de tous ceux qui sont venus par la suite. Au-delà de nos divergences naturelles d'opinion, nous sommes tous unis par le désir de « servir la Normandie et non s'en servir ». La Cause Normande a été bien servie.
Chacun, évidemment, comprendra que je rende hommage, ici, à tous ceux qui, au cours de ces quatre décennies, ont disparu. Je ne les citerai pas, sauf un, emblématique et qui nous a quittés en 2006 : Jean Mabire. Président d'honneur du Mouvement Normand après Jean Adigard des Gautries, le Dr Fournée, Bernard Bonnissent, André Dupont-Desnouettes, Jean Mabire fut à l'origine même de notre organisation. Il avait déjà un long passé de militant normand avec l'extraordinaire aventure de la revue Viking et il a su nous insuffler son enthousiasme et nous faire partager sa connaissance profonde de l'héritage normand. Nous avons, en Mait'Jean, perdu un maître à penser, mais nous gardons présent son exemple, sa détermination et il reste, avec Pierre Godefroy, l'inspirateur du Mouvement Normand et devra être considéré comme le « réveilleur » du peuple normand, à l'instar de Grundtvig pour les Danois ou de Patrick Pearse pour les Irlandais, deux personnages qui l'ont beaucoup hanté. C'est grâce à un tel homme que nous sommes là aujourd'hui et que d'autres, demain, continueront à se dévouer pour la Normandie.
Merci donc, Jean Mabire.

Nous sommes à la veille de grandes échéances électorales. Ce ne sont pas les premières que nous connaissons et ce ne seront pas les dernières. Il n'y a pas lieu, cependant, de les minimiser car, qu'on le veuille ou non, ce seront les responsables de demain qui auront à décider de l'avenir de la Normandie.
Nous les interrogerons tous, sans complaisance ni ostracisme. Nous attendons des réponses. Pas des promesses vagues, ni des programmes ébouriffants. Nous serons favorables aux plus crédibles. Sans illusion, mais avec l'espoir tout de même qu'une vraie politique de régionalisation sera poursuivie et que la fusion des deux demirégions normandes s'accélérera.
Car ne nous y trompons pas et ne soyons pas inutilement pessimistes : la réunification est en marche. Lentement, trop lentement, certes, mais, à petits pas, elle devient une réalité dans tous les domaines. Il est dommage que les responsables politiques soient les derniers à s'en apercevoir. Nous confirmons cette idée qui devrait les motiver: ceux qui sauront concrétiser la réunification de la Normandie sont assurés de rester aux affaires pour plusieurs mandatures dans la région. cela vaut la peine pour les hommes et les femmes politiques d'y réfléchir !

Je ne m'étendrai pas plus sur les tenants et les aboutissements des problèmes de l'heure: nos discussions d'aujourd'hui les ont largement évoqués. Je lance un appel à tous nos adhérents pour qu'ils se saisissent de toutes les problématiques que nous avons exposées et qu'ils apportent leurs contributions: vous êtes, nous sommes la Normandie militante et nous devons le faire savoir.
Je lance surtout un appel aux jeunes : votre avenir est entre vos mains. La Normandie a besoin de vous comme vous avez besoin d'Elle. N'oubliez jamais d'où vous venez. C'est ainsi que vous saurez où vous devez aller. Ayez confiance : la Normandie vous le rendra.
Le XXIe siècle sera le siècle de la résurrection normande !

par Didier Patte, le 3 février 2007