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Actualité normande - Blog du Mouvement Normand

Blog du Mouvement Normand


samedi 25 avril 2009

Les CCI normandes veulent modifier leurs frontières

Le Havre, Fécamp-Bolbec et Lisieux-pays d'Auge voudraient fusionner leurs CCI autour d'un grand axe de transport maritime le long de l'estuaire de la Seine. Ce qui génère des tensions entre la "Haute" et la "Basse"-Normandie.

Les chefs d'entreprise normands montrent l'exemple. Ils ont abandonné la fusion des CCI de Caen et de Lisieux, les deux chambres du Calvados. Mais pour aller plus loin. «Trop d'éléments nous séparent de Caen. Le territoire de l'estuaire de la Seine s'impose comme le plus pertinent», souligne Christian Fougeray, 59 ans, président de la CCI Lisieux-pays d'Auge. Les élus normands envisagent de fusionner les chambres du Havre, de Fécamp-Bolbec (Seine-Maritime) et de Lisieux-pays d'Auge (Calvados).

«L'économie n'a pas de frontière administrative. Ce qui est bon économiquement pour l'estuaire de la Seine sera bon pour tous les partenaires », estime Vianney de Chalus, 57 ans, président de la CCI du Havre. Il est vrai que la région havraise est en pleine expansion : elle compte pour 50 % de la valeur ajoutée créée en Haute-Normandie ces cinq dernières années. Cette tendance va se poursuivre.

Grâce à Port 2000, Le Havre réceptionne chaque année trois millions de conteneurs. Les entreprises havraises de logistique qui manquent de terrains pour grandir sont incapables de faire face à ce trafic. Résultat, les marchandises devront être traitées dans un rayon de 50 à 100 kilomètres autout de Port 2000.

Lisieux s'est mis sur les rangs avec sa zone d'activité des Hauts de Glos (80 hectares). Ainsi que Mézidon-Canon. Situé à quelques kilomètres de Lisieux, ce nœud ferroviaire est susceptible d'accueillir les conteneurs ha­vrais.

Perte de ressources

Avec Fécamp-Bolbec qui accueille le pétrolier Exxon, le rapprochement des trois CCI a des atouts. Le Havre et Lisieux, qui collaborent depuis 2001, ont monté un salon de la franchise à Honfleur. Elles ont également mis sur pied un service commun de cadres en temps partagé. La nouvelle unité Air liquide de Honfleur dessert les deux régions normandes ainsi que la plate-forme du hard discounter Aldi. Et 1 520 habitants du pays d'Auge empruntent chaque jour le pont de Normandie, une réalisation des CCI, pour aller travailler au Havre.

«Avec une CCI unique au service de 15 000 entreprises, nous allons réaliser des économies et mettre en commun ce qu'il y a de meilleur : le service industrie du Havre, les services agroalimentaire et tourisme de Lisieux», précise Vianney de Chalus.

Mais les responsables de la chambre régionale de Basse-Normandie ne sont pas favorables à cette fusion. «Il n'appartient pas aux CCI de modifier les frontières administratives. Les schémas économiques et les conventions avec l'Europe s'inscrivent dans le cadre régional actuel », affirme un élu consulaire. Les élus bas-normands s'inquiètent aussi de l'éventuelle perte de ressources (taxe additionnelle à la TP) qui serait captée par la Haute-Normandie. «Il n'appartient pas au restaurateur de Cherbourg de décider de l'avenir du pays d'Auge », rétorque Christian Fougeray.

D'après: LE FIGARO

mercredi 22 avril 2009

La fierté d'être Normand dans Ouest-France

Fiers d'être Normands ? « P't'et ben qu'oui... »

Archives

La bande des quatre de la marque Heula (à droite Laurence Plainfossé), créée en 2006, avec les symboles de la Normandie. : Archives

Ils réclament le drapeau de la Normandie sur leur plaque d'immatriculation. S'entichent des cartes postaleset tee shirt Heula. Les Normands veulent aujourd'hui promouvoir leur région. Crème, camembert, calvados, les Vikings, Guillaume le Conquérant, le Débarquement, Maupassant... Être normand aujourd'hui, c'est quoi ? Fort en Bretagne, le sentiment d'appartenance à une région est plus flou en Normandie. « Peut-être cela est-il dû au fait que les Normands ne savent pas se vendre ou à leur modestie... » se risque un internaute sur un forum.

Mais à l'instar des Bretons et leur gwen-ha-du, les Normands réclament eux aussi leur drapeau sur les plaques minéralogiques. Sur notre forum ouest-france.fr, les internautes étaient unanimes pour les léopards, alors qu'on sait qu'aujourd'hui les plaques minéralogiques bas-normandes comportera le logo de la région. « Il faut redonner une image dynamique et porteuse de notre région, lance J.-F. Brisset, un internaute. Les léopards sur nos plaques ne seraient qu'un début : cela donnerait aux Normands conscience de la force de leur région. »

« L'air du temps »

Une association, créée en novembre 2008, profite du 11e centenaire de la Normandie en 2011, pour vouloir fédérer les Normands autour d'un réseau économique, « ni politique ni revendicatif ». Son fondateur, François Dublaron, conseiller à la chambre de commerce de Cherbourg, voit dans l'identification régionale un « moteur de développement ». Il aimerait lancer un label et des opérations touristiques. Que 2011 soit déclencheur d'un « sentiment d'euphorie en Normandie. L'identité culturelle régionale permet à des personnes d'avoir des relations privilégiées dans leur cadre professionnel. » Il sent un « frémissement» Son explication : « En période de crise, on a besoin d'être ensemble. »

Est-ce la perspective d'une réunification des Basse et Haute-Normandie qui réveille ce sentiment ? « La Normandie semble avoir perdu sa fierté en raison de sa partition, se risque Sébastien Biguet, sur notre forum. La réunification serait un bon moyen de ressouder les rangs et de se réapproprier notre histoire qui fit trembler les grands du royaume français et s'effondrer les Anglais devant Guillaume le Conquérant »

Laurence Plainfossé, une des trois fondatrices de la marque humoristique Heula, fournit une autre explication : « L'air du temps ; les gens se tournent vers un régionalisme sympathique, pas intégriste. À l'image du film « Bienvenue chez les Ch'tis » qui éveille un sentiment collectif. » La marque contribue au capital sympathie de la Normandie. « L'identité on l'a : ses paysages, sa gastronomie. Pourquoi ne sait-on pas se vendre ? »

De 50, Heula est vite passé à 250 distributeurs. L'emblème qui cartonne ? « La météo ! » avant d'exploiter la gastronomie et le Mont Saint-Michel, les prochains thèmes.

Surprise, plus que les touristes, ce sont les Normands eux-mêmes qui se sont approprié la marque. Reconnaissants même : ils envoient sur le site de la marque une foule d'encouragements.

Nadine BOURSIER.

« Les Normands ont toujours été très amoureux de leur région ! »


Quatre questions à...

Roger Jouet, historien à Caen, auteur de Et la Normandie devint française, et co-auteur d'Histoire de la Normandie.

Comment s'est construite l'identité normande ?

Sur son histoire. Et c'est une vieille histoire. Elle remonte aux Gaulois ! Les cités gauloises ont créé les diocèses à l'origine de la province ecclésiastique de Rouen, qui a abouti à la Normandie. Pendant des centaines d'années, des gens ont vécu sous une même coutume, avec une certaine unité linguistique. Jusqu'en 1204, bien qu'appartenant au royaume de France, les Normands se veulent « différents » des Français.

Qu'elle est l'importance réelle des Vikings dans l'histoire de la Normandie ?

L'apport des Vikings, à qui Charles Le Simple confie cette concession en 911, est réel et mythique. Ils ont apporté le vocabulaire maritime, le droit normand, la tolérance... Ils ne sont qu'une page de notre histoire mais sont devenus « nos grands ancêtres », même si les Normands ont bien d'autres ascendants.

Percevez-vous un regain d'intérêt des Normands pour leur région ?

Les Normands ont toujours été très amoureux de leur région ! Mais aujourd'hui, même des aspects négatifs sont valorisés. Comme ce « Heula » bien normand. S'il faut bien vendre la Normandie aux touristes et aux industriels, beaucoup de Normands n'ont pas ce souci : ils veulent simplement y vivre et bien !

Les Normands nourrissent-ils un complexe envers les Bretons ?

Je ne pense pas. L'histoire de la Normandie n'a rien à envier à celle de la Bretagne ! Les Bretons sont plus connus parce qu'ils ont beaucoup immigré. Les Normands se sont moins disséminés, et leur individualisme les a fait moins se regrouper. Le différend tient pour l'essentiel au Mont-Saint-Michel. Tant que les Bretons affirmeront que le Mont est breton. On ne pourra pas laisser dire ça !

Recueilli par N. B.


Sources : Ouest-France

jeudi 16 avril 2009

A Flamanville, on construit sous les lignes THT !



A Flamanville, des maisons ont été construites ou vont se construire tout près des lignes THT. En toute illégalité.


Construire une maison tout près d'une ligne électrique à très haute tension ? Mais certainement pas. D'ailleurs, est-ce que cela vous viendrait à l'idée, à vous ? Le Maire de Feugères, commune du centre-Manche traversée par l'actuelle ligne THT venant de la centrale de Flamanville, Jacques Vantomme n'imagine pas un instant que quelqu'un puisse demander un permis de construire pour une maison qui serait ainsi située. Et pense encore moins qu'il se le verrait accorder.

Principe de précaution
En l’occurrence, il n’est pas le seul à le penser. Dans cette commune, en effet, RTE, filiale d’EDF et maître d’ouvrage de la future ligne THT Cotentin-Maine liée à l’EPR en construction, s’est porté acquéreur avec succès d’une maison située exactement sous la ligne THT actuelle. Une acquisition effectuée de sa propre initiative et pas parce que la maison était à vendre, précise Jacques Vantomme. Tout en ajoutant qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé dans ce département. Ce faisant, RTE appliquerait-il pour lui le principe de précaution... dont se réclament les 35 maires ayant pris des arrêtés anti-THT de protection sanitaire ? A Flamanville, site du futur EPR, où se trouvent déjà deux “tranches” nucléaires, la fiiliale d’EDF, en tout cas, n’a pas aujourd’hui à se poser de questions sur la nécessité d’acheter des maisons situées tout près des lignes THT existantes.

L’Administration embarrassée
La raison ? Leurs occupants ne semblent pas préoccupés outre mesure par un tel voisinage, en dépit de sérieuses raisons de s’en écarter, d’ailleurs à l’origine des arrêtés de protection sanitaire. Mieux (ou pire) : tout récemment, dans cette même commune, des maisons se sont construites pratiquement sous ces fameuses lignes, tandis que des permis de construire ont été donnés pour d’autres maisons qui se trouveront dans la même situation. C’est surprenant quand on sait qu’il existe une réglementation qui interdit de telles pratiques. Il s’agit d’un décret ministériel d’août 2004 qui porte sur les contraintes à respecter en présence d’une ligne électrique aérienne de plus de 130 000 volts. Ce texte parle dans le cas des lignes THT de 400 000 volts “d’un rayon d’exclusion de 40 mètres axé sur le support vertical des lignes électriques, ou une distance égale à la hauteur desdits supports si celle-ci est supérieure.” Cette exclusion concerne aussi “des largeurs de bandes de 15 mètres de part et d’autre de l’emprise au sol du couloir délimité par les câbles des dites lignes électriques.” En clair, il est interdit, par mesure de précaution, de construire sous les lignes THT à 400 000 volts et interdit de les faire surplomber “des bâtiments à usage d’habitation, des établissements recevant du public, des écoles, des collèges, des lycées, des structures sanitaires, pénitentiaires, des lieux de plein air, des installations classées.” Dans ces conditions, pourquoi les permis de construire de Flamanville ont-ils été accordés, puis validés par la direction départementale de l’Equipement ? Questionnée, cette administration se montre embarrassée... Le fonctionnaire concerné en réfère au service communication, qui en réfère au directeur, qui en réfère au cabinet du préfet. Une réaction - aussi brève qu’éloquente - intervient alors à ce niveau : “On ne communique pas sur cette question”. De son côté, RTE a pris les devants en s’engageant à ce que l’ouvrage ne surplombe pas des bâtiments agricoles et à acheter à la demande de leurs propriétaires, les maisons situées dans une bande de 100 mètres de chaque côté de la ligne. Des mesures présentées comme une amélioration du régime d’indemnisation et non comme une obligation légale.


Santé à Coutiches
A Coutiches, village du nord de la France où passent deux lignes THT de 400000 volts, les habitants des maisons surplombées par ces lignes ont présenté des troubles de santé : problèmes de peau, sommeil perturbé, carence en fer. Face à cela, ils ont quitté leur maisons, qui ont été rachetées par EDF puis revendues au tiers de leur valeur. En dépit des promesses, les nouveaux occupants n’ont pas bénéficié de suivi médical.

Chèvreville en lutte
Entrée en résistance contre le projet de ligne THT Cotentin-Maine dès l’origine, la commmune de Chèvreville dans le sud-Manche et son maire Gilbert Daniel ne baissent pas la garde. Cette commune, en effet doit être traversée de part en part par la ligne. Le 28 mars dernier une manifestation a été organisée sur place sur le thème “Chèvreville hors tension”.

Parlement européen
Le 2 avril dernier, le Parlement européen a voté à une très large majorité une résolution dont un point précis concerne la ligne Cotentin-Maine. L’assemblée de Strasbourg estime “qu’il est dans l’intérêt général de favoriser des solutions reposant sur le dialogue.”

Flamanville s’étonne
Maire de Flamanville, Patrick Fauchon s’étonne du refus de la préfecture de communiquer sur la question des constructions proches des lignes THT. Face à un “champ de contraintes” très important sur sa commune, la municipalité “s’attache à être en conformité”.


Source : La Manche Libre

mardi 14 avril 2009

La filière pêche normande en pleine tempête

Les coopératives Granvilmer et Copéport marée ont déposé leur bilan. La filière pêche a six mois pour éviter la liquidation judiciaire.
Le secteur de la pêche artisanale bas-normande se trouve à nouveau, et très sérieusement, affaibli par la réelle menace de disparition qui pèse sur les deux coopératives régionales de transformation des produits de la pêche : Granvilmer à Granville et Copéport-marée à Port-en-Bessin.
Ces dernières, en proie à d’importantes difficultés financières à cause d’une activité déclinante, ont été conduites à déposer leur bilan avant de se voir placées, vendredi 30 janvier, en redressement judiciaire. Une situation qui est, pour partie, la conséquence mécanique de la très mauvaise conjoncture touchant les flottilles de pêche bas-normandes.

Un coup fatal
De fait, celles-ci sont affectées par des quotas en diminution, un prix du gazole élevé il y a peu encore, et diminuées en taille par le plan de sortie de flotte. Conclusion : faute de disposer de quantités d’apports suffisantes, les deux coopératives ne pouvaient plus fonctionner dans des conditions économiques normales. Dans le cas de Granvilmer, née de l’initiative des pêcheurs locaux et spécialisée notamment dans le décorticage et la transformation des pétoncles et des bulots, le coup fatal a été reçu l’an dernier.
A cette époque, le marché espagnol qui absorbait une grosse part des pétoncles traitées localement a connu du fait de la crise actuelle une chute spectaculaire de 85%. Ce qui, cumulé avec une baisse des apports due au mouvement de grève des pêcheurs en mai, a eu raison de sa santé.

Premier acheteur
A cause de l’importance considérable des coquillages pour le port de pêche de Granville, la survie de la coopérative - qui emploie 30 salariés - est donc un enjeu capital.
Une liquidation judiciaire conduirait en effet certains bateaux à rester à quai et mettrait sérieusement à mal la criée locale. Mais cela vaut aussi pour les autres ports et criées bas-normands, dont ceux de Cherbourg, car Granvilmer transforme également la seiche, une des espèces les plus pêchées en Basse-Normandie.
Quant à Copéport-marée, qui se présente à juste titre comme une entreprise leader du mareyage bas-normand, son importance n’est pas moindre. Outre le traitement de la seiche et le décorticage des coquillages et des coquilles saint-Jacques, elle produit des filets élaborés à la main d’espèces à faible valeur marchande comme le tacaud, le merlan, ou le grondin.
Au sein-même de la filière, cette coopérative pèse d’un poids déterminant puisqu’elle est le premier acheteur en tonnage des espèces bas-normandes, dans les criées de Port-en-Bessin et de Cherbourg. Socialement, sa disparition peut aussi être difficilement envisagée par la profession car Copéport-marée non seulement emploie 78 personnes mais se trouve encore être depuis 2007 une Scop (Société coopérative ouvrière de production), c’est-à-dire qu’elle appartient à ses salariés. Dans ces conditions, la survie des deux coopératives s’avère vitale pour l’ensemble du secteur de la pêche bas-normande. Aujourd’hui sur la sellette dans son ensemble, la filière a six mois, durée de la période de redressement judiciaire, pour trouver une solution qui éviterait la liquidation de ses deux maillons importants. C’est pourquoi les représentants de la profession ont rencontré Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, mercredi 4 février à Cherbourg avant de participer à une réunion du secteur coopératif dans son ensemble lundi 9 février à Port-en-Bessin.
A l’échelle bas-normande, Daniel Lefèvre, président du comité régional des pêches, en a appelé au préfet afin qu’il réunisse toutes les parties concernées par le sauvetage de la filière. Toutefois, il semble que les deux coopératives bas-normandes ne puissent pas échapper à des réductions d’effectifs si elles veulent poursuivre leur activité.

La Région à la rescousse des coopératives

La filière pêche bas-normande est entrée dans une spirale infernale, une difficulté en entraînant une autre à cause de la conjoncture très défavorable de ce secteur d’activité.Le dernier épisode est sans doute le plus dramatique car il met en cause la survie-même des deux principales coopératives régionales, Granvilmer à Granville et Copéport-marée à Port-en-Bessin.

Une aide d’un million d’euros
Indispensable pour assurer la commercialisation des produits de la pêche bas-normande, ces coopératives, placées en redressement judiciaire, ne peuvent donc disparaître. Un impératif qui n’a pas échappé au Conseil régional, dont le soutien a été sollicité par la filière.
A l’occasion de la session plénière du vendredi 20 mars, Jean-Marc Lefranc, conseiller régional d’opposition et député (UMP) du Bessin a ainsi proposé que la Région accorde une aide remboursable d’urgence de près d’un million d’euros à l’organisation de producteurs de Basse-Normandie pour lui permettre de faire face à ses difficultés financières actuelles.
Les deux coopératives régionales doivent en effet deux millions d’euros à l’OPBN. L’assemblée régionale a été unanime pour approuver cette suggestion. Vice-présidente en charge de ce dossier, Frédérique Heurguier a précisé que la Région allait aider les deux coopératives avec des garanties de crédit ou des crédits.
De son côté, Laurent Beauvais, le président du Conseil régional, a évoqué une réunion sur ce sujet avec la Manche et le Calvados, de façon à gagner en efficacité grâce à une action concertée. Mais, estime Nicole Ameline, députée (UMP) du Pays d’Auge, il faut d’abord régler le problème des points de débarque, dont Saint-Vaast-la-Hougue par exemple ne dispose pas, d’où un manque de contrôle des apports.


Sources : La Manche Libre

lundi 13 avril 2009

Immatriculations : on change tout !


Après de nombreuses tergiversations, la réforme est enfin prête. Mais la polémique sur le logo régional demeure toujours. Le 15 avril, elles débarquent en Normandie !
Après avoir suscité un vent de polémique et mobilisé les élus, attachés à défendre leur département et leurs concitoyens, les nouvelles plaques d'immatriculation seront bel et bien délivrées à compter de cette date pour les véhicules neufs.

Une plaque à vie
Désormais, lors de sa première mise en circulation, la voiture recevra une immatriculation qu’elle conservera jusqu’à sa destruction.
Le numéro sera composé d’une série de sept caractères alphanumériques : à la suite, deux lettres, un tiret, trois chiffres, un tiret et deux lettres. A droite de la nouvelle plaque, apparaîtra un fond bleu, sur lequel pourra être indiqué le seul élément territorial, c’est-à-dire le logo de la région correspondante et le numéro du département, tous les deux choisis par le propriétaire du véhicule.
Pour Gérard Blottière, président de l’Automobile-Club de Normandie, “C’est déjà un pas en avant. La disparition complète de l’identification territoriale me dérangeait vraiment. Je fais confiance aux Normands qui, je l’espère, conserveront leur département d’origine”.
Autre point important de la réforme : les concessionnaires et garagistes pourront effectuer des immatriculations au même titre que les préfectures, à condition d’avoir l’agrément et l’habilitation obligatoire et payante (29,90 euros de licence et 35,76 euros mensuel d’abonnement).
“Nous avons dû nous munir d’un logiciel et d’un abonnement à l’année. C’est à nous désormais de vérifier les pièces obligatoires que sont le justificatif de domicile et la pièce d’identité. C’est une grosse responsabilité”, explique Emilie Couillard, assistante commerciale au garage des Ronchettes de Saint-Lô.
En attendant, beaucoup de petits garagistes ne pourront pas payer l’abonnement et sous-traiteront ce service à d’autres.

Les léopards ou le logo régional
Les nouvelles plaques sont déjà commandées au garage des Ronchettes. “La majorité de mes plaques seront au logo de la région et avec le numéro d’immatriculation 50. J’ai des clients du Calvados, donc j’ai également prévu d’avoir des plaques 14 en stock. Pour ce qui est des demandes particulières, par exemple des plaques avec le numéro 61 ou 75, il faudra attendre un certain délai. Le prix restera le même”, précise Jean-Claude Hue, responsable du magasin.
Désormais, les cartes grises seront nommées “certificat d’immatriculation” et envoyées sous pli sécurisé au domicile. “J’espère qu’il n’y aura pas d’erreur. Je préférais donner la carte grise en main propre au client”, ajoute Emilie Couillard. Quoi qu’il en soit, avec une plaque d’immatriculation à vie, plus besoin de changer à chaque déménagement, ce qui entraînera des économies. “Sauf si, lors d’un achat de véhicule d’occasion, le numéro d’immatriculation ne vous convient pas”, insiste Jean-Claude Hue. A partir du 15 juin, ce sont d’ailleurs les véhicules d’occasion qui seront concernés par la réforme, en cas de changement de propriétaire.
Le choix du logo régional avait suscité des réactions. Léopards ou logo respectif des deux régions normandes ? Celles-ci ont préféré faire bande à part, allant à l’encontre du projet de réunification et au grand regret de Jean-François Le Grand, le président du Conseil général de la Manche, qui préconisait un logo pour les deux régions. “C’était le moment de montrer que nous sommes avant tout Normands, et non pas haut ou bas”.
A l’heure actuelle, aucun changement n’est envisagé.
Mélanie Carnot


Pourquoi ce changement ?
Parce que l’actuel système d’immatriculation, qui date de 1950, arrivera bientôt à saturation. Et “parce que le système informatique qui le gère est vieillissant et ne peut plus évoluer techni-quement”, selon le ministère de l’Intérieur.

Une taxe en plus
Si l’Etat met en avant les économies de temps et d’argent que vont susciter la réforme, une nouvelle taxe a néanmoins été votée par le Parlement. Depuis le 5 janvier, 4 € de “frais de gestion” sont facturés en plus sur l’édition de chaque carte grise.

Une uniformisation européenne

Le nouveau système devrait alimenter un fichier central européen qui permettra de verbaliser les plaques étrangères flashées au radar. L’attribution d’un numéro à vie permettra de lutter contre les fraudes et les trafics, qu’il s’agisse des certificats d’immatriculation ou des plaques minéralogiques.
 
Le Gwen ha du pour la Bretagne
Pour la Bretagne, c’est le Gwen ha hu (blanc et noir en breton) qui figurera sur les plaques. Les élus armoricains ont préféré faire figurer ce drapeau chargé d’histoire créé en 1923 par un militant régionaliste, plutôt que l’hermine stylisée qui symbolise le Conseil régional breton.

Source : La Manche Libre


Notes :


Le Mouvement Normand s'indigne bien évidemment de ces plaques discriminatoires d'immatriculations des demi-régions. Nous avons déjà publié un communiqué dessus (communiqué n°89, semaine 9, 2009), pour le consulter directement nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant :
http://www.mouvement-normand.com/blog/index.php?post/2009/03/02/Communiqu%C3%A9-hebdomadaire-du-Mouvement-Normand-N%C2%B0-89-semaine-9-2009

Le Mouvement Normand préconise aussi de coller à l'arrière de vos voitures un autocollant très résistant fait par nos soins. Les modalités pour l'obtenir sont accessibles ici :
http://www.mouvement-normand.com/blog/index.php?post/2009/01/15/Des-autocollants-et-des-affiches-%22Mouvement-Normand%22

mercredi 8 avril 2009

La Normandie, terre du nucléaire ?

C’est le thème de La Voix Est Libre samedi 11 Avril à 11H30

sur France 3 Normandie. Une émission spéciale de 45 minutes animée par Franck Besnier et Philippe Goudé.


Chantier de l'EPR de Flamanville


Pour voir l'émission en streaming vendredi 10 avril, à 20h30, cliquez ici
Pour voir ou revoir l'émission en VOD à partir du samedi 11 avril,  cliquez ici

Les deux régions, Haute et Basse-Normandie auront chacune leur réacteur EPR, réacteur de 3ème génération, à l’horizon 2017. Flamanville, dans la Manche, où le chantier a démarré en 2007 et Penly, en Seine-Maritime, dont les travaux commenceront en 2010.

Le débat fait rage, les écologistes dénoncent les dangers du nucléaire et ses conséquences sur l’environnement alors que les pro-nucléaire mettent en avant l'emploi et les retombées économiques. Selon un récent rapport du Conseil Economique et Social Régional, le CESR, 9500 personnes travaillent actuellement dans la filière nucléaire en Basse-Normandie.

Faut-il avoir peur du Nucléaire ? En cette période de crise, les régions qui travaillent avec le nucléaire s’en sortent-elles mieux ? Elus, chefs d’entreprises et responsables politiques seront autour de Franck Besnier Philippe Goudé, à la Cité de la Mer pour répondre à ces questions et apporter leur point de vue, faire part de leurs projets pour cette filière en pleine expansion.

Les invités :

Bernard Cazeneuve, député-maire PS de Cherbourg,

Nicole Ameline, députée UMP du Calvados et Conseillère Régionale de Basse-Normandie,

Mickaël Marie, secrétaire national adjoint des verts,

Sébastien Jumel, maire PCF de Dieppe,

Véronique Berégovoy, présidente du Groupe des Verts au Conseil  Régional de Haute- Normandie

Alfred Trassy – Paillogues, député Maire UMP de Yerville

Eric Neyme, délégué régional EDF

mardi 7 avril 2009

Paris-Caen-Cherbourg : 4 milliards pour 20 minutes de moins


Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a présenté lundi 6 avril à la préfecture de Caen le plan gouvernemental pour les trains bas-normands. En 2020, la capitale bas normande devrait être reliée à Paris en deux heures et demie, soit une vingtaine de minutes gagnées par trajet. L'investissement représente 4 milliards d'euros, pour construire une nouvelle ligne de 30 à 40 kilomètres uniquement dédiée aux trains normands entre Mantes la Jolie et Nanterre,  et rectifier les sinuosités du tracé ferroviaire sur 75 kilomètres, de Bernay à Evreux et d'Evreux à Mantes. Concernant le Paris-Granville, des études sont en cours pour remettre d'ici à 2015 certaines parties du parcours en double voie, entre Argentan et Folligny, et traiter les passages à niveau les plus préoccupants.

Source : La Manche Libre

La CRCI de Haute-Normandie favorable à une grande Normandie économique

À une très large majorité, par 24 voix sur 31, la CRCI de Haute-Normandie a décidé en assemblée générale d’adopter un schéma « affirmant la dimension normande dont souhaite se doter le réseau consulaire ». Ce nouveau schéma propose de créer une CCI régionale de Normandie, par fusion des actuelles CRCI de Haute et de Basse-Normandie.

La refonte de l’organisation consulaire prévoit au niveau territorial, une CCI regroupant les territoires du Pays d’Auge, du Havre et de Bolbec-Fécamp, une CCI de l’Eure issue de l’actuelle CCI départementale, une zone d’étude territoriale des CCI d Rouen Seine-Mer, Dieppe et Elbeuf qui « pourraient se regrouper à terme en une seule entité ».

S’agissant de la CCI du littoral Normand Picard » il lui appartiendra de se déterminer lorsque que les contours de la réforme consulaire seront précisés », indique la CRCI. Selon son président, Christian Hérail, la nouvelle organisation doit « améliorer le service rendu aux entreprises et rationaliser l’organisation territoriale des CCI en favorisant une mise en commun de moyens, de compétences et de ressources ». Afin de « préserver la présence au plus près des entreprises », les consulaires envisagent la création de délégations locales en lien avec les agglomérations.

Le projet de la CRCI de Haute-Normandie va maintenant être présenté au ministre de l’Economie, Christine Lagarde, dans le cadre du redéploiement du dispositif national des CCI actuellement en préparation. « Nous ne doutons pas que notre démarche anticipatrice, pragmatique, ouverte, portée par les entreprises, mais surtout nécessaire pour le développement économique et l’emploi, soit soutenue par la ministre de tutelle de réseau », est convaincu Christian Hérail. La ministre devra faire une mise au point concernant la CCI de l’Estuaire. La CRCI de Basse-Normandie s’est elle déclarée défavorable à une refonte de son schéma directeur, ce qui ne permet pas de fait à la CCI du Pays d’Auge de rejoindre ses homologues du Havre et de Fécamp-Bolbec

Source : ANI

vendredi 3 avril 2009

Les investissements étrangers en Normandie en hausse

Cela peut paraître surprenant, mais dans un contexte de crise économique mondiale, le bilan des investissements directs étrangers de la Normandie témoigne d’une augmentation remarquable. Affichant autour des 30 projets aboutis, 2709 emplois créés ou maintenus (dont 1145 dans le Calvados avec notamment Schering Plough, Eglobe Logistics Group, IKEA…) contre 1773 emplois en 2007. Grâce à cette performance, la Normandie se place ainsi en 4e position derrière l’Ile-de-France (8300 emplois), la région Rhône Alpes (3586 emplois) et le Nord Pas-de-Calais (3159 emplois).

L’attractivité du territoire normand pour les investisseurs étrangers n’est plus à démontrer. Ses nombreux atouts (façade maritime, tissu industriel, capacités de recherche publiques et privées, l’offre qualitative de l’enseignement supérieur, ou encore sa position géographique stratégique), permettent d’enregistrer une hausse de 54% de l’investissement des entreprises étrangères par rapport à 2007.

Si les entreprises européennes sont toujours à l’origine de la majorité des investissements étrangers accueillis en Normandie (53 % en 2008), les entreprises nord-américaines totalisent 31% du nombre de projets (9 projets), en forte progression par rapport à 2007 (3 projets en 2007). Les entreprises asiatiques comptent pour 13% du nombre des projets en 2008, contre 4% en 2007. Les États-Unis conservent en 2008 leur position de premier investisseur étranger en Normandie avec 864 emplois créés ou maintenus, suivi par la Suède (544 emplois).

« Grâce à ce bilan, l’attractivité de la France et par là même de la Normandie se trouvera renforcée à l’international. Ces classements, ensuite repris dans les études internationales influent fortement les processus de décision des investisseurs dans les choix premiers de consultation pour de futures localisations » déclare Laurent Manière, Délégué de Normandie développement.

Avec le soutien des Régions Haute et Basse-Normandie, Normandie Développement est chargée de la promotion, de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en Normandie, et du suivi des entreprises à capitaux étrangers implantées en région. Elle est le partenaire exclusif de l’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) en région et consolide, avec l’aide des acteurs locaux tels que Calvados stratégie, l’ensemble des données sur les entreprises à capitaux étrangers du territoire pour la mise en œuvre de ce bilan.

D'après: calvados-strategie.com

mercredi 1 avril 2009

Les Manchois, meilleurs élèves de l'académie de Caen

Les évaluations communes à tous les élèves de CM2 en français et mathématiques, réalisées en janvier, sont publiées sur le site du ministère de l'Education. Il en ressort que 68% des élèves Manchois ont des acquis solides ou très solides en mathématiques, soit trois points de plus que la moyenne nationale.Pour le Calvados, le pourcentage est de 60%. Quant au français, 75% des Manchois ont des acquis solides ou très solides, ce qui correspond à la moyenne nationale. Le Calvados est juste derrière avec 74% et l'Orne à 68%.

L'Inspectrice d'académie, Marie-Hélène Leloup, se refuse à tout commentaire, souhaitant laisser la primeur au Recteur d'académie, qui tiendra une conférence de presse ce jeudi 2 avril.

Les syndicats d'enseignants, eux, redisent toute leur circonspection:"L'évaluation a été menée dans les classes, par les enseignants eux-mêmes, sur l'ensemble du programme, alors que le deuxième trimestre était à peine entamé, rappelle Patrick Lainé, pour le Sgen-cfdt. Certains ont pris le parti de ne pas interroger les élèves sur les points qu'ils n'avaient pas vus... De toute façon, cette évaluation est un biais pour faire passer les réformes. Nous trouverons toujours plus intéressants les tests effectués dans l'objectif de rechercher les difficultés des élèves. "

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