Warning: is_file() [function.is-file]: open_basedir restriction in effect. File(/home/clients/normandie/www/blog/plugins/importExport/inc/flat/class.db.export.php) is not within the allowed path(s): (/home/clients/patte) in /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php on line 151

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 211

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 213

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 213

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 213

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/inc/public/lib.urlhandlers.php on line 59

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /home/clients/patte/Sites Clients/normandie/www/blog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 236
Editos de l'UN - Blog du Mouvement Normand

Blog du Mouvement Normand


dimanche 25 mai 2008

Édito du mois d'Avril 2008 (n° 303) de l'Unité Normande

Des conservateurs qui se donnent des allures de révolutionnaires

Les élections municipales et cantonales de mars 2008 sont passées. Dix mois après les élections présidentielles, neuf mois après les élections législatives, elles montrent un étrange retournement de l'opinion. Pas si étrange que cela d'ailleurs: ne pas oublier le score flatteur de Ségolène Royal, qui était souvent majoritaire dans les villes, ni les déconvenues du second tour pour la Droite en juin dernier... En fait, depuis 1981, la France oscille entre deux grandes tendances, la Droite et la Gauche (Ce n'est pas un "scoop"), disposant chacune d'un socle de voix presque identique, les variations finales se produisant sur les marges (Front National hier, Gauchistes et Modem aujourd'hui) ou par le nombre des abstentionnistes. Il suffit du déplacement de quelques centaines de milliers de voix et le corps électoral bascule. La propagande ou la bonne ou mauvaise communication font le reste. La France se cherche parce qu'elle maîtrise de moins en moins son destin qui se joue ailleurs: mondialisation, Union Européenne, prix du pétrole et des matières premières, turpitudes financières des banques – pas seulement américaines, si vous voyez ce que je veux dire! – et dumping économique des pays émergents... Bref, ce qui frappe l'observateur de Sirius, c'est que la France est résolue, mais elle ne sait à quoi!
Qu'en est-il de la Normandie?

Elle ne se distingue guère apparemment du reste de la France, avec, cependant, une constante: une évolution vers la Gauche assez régulière depuis le coup de tonnerre de 1981 où, souvenons-nous, François Mitterrand avait été majoritaire en voix dans l'ensemble de la Normandie. Évidemment cela était plus marqué dans les villes, mais justement la population urbaine l'emportait déjà en nombre sur le monde rural. C'était donc un changement sociologique et démographique. Le phénomène, depuis, s'est amplifié et explique les résultats d'aujourd'hui. Un politologue a écrit que la « Basse » -Normandie connaissait avec retard le syndrome breton du passage à Gauche. Sans doute cela confère-t-il au socialisme « bas » -normand une tonalité différente du socialisme « haut » -normand, plus héritier de la tradition industrielle lourde de la Basse-Seine. Beau sujet d'étude pour les sociologues!
En ce qui concerne la Cause Normande, cela met en lumière le peu d'importance des mauvaises raisons invoquées, soit à Droite, soit à Gauche, pour justifier l'inertie ou la méfiance dès lors que le problème de la réunification de la Normandie est posé.

Nous allons, tour à tour, évoquer quelques unes de ces mauvaises raisons excipées par les tenants de l'immobilisme.

  1. L’opposition entre la « Haute » -Normandie industrielle et urbaine et la « Basse » -Normandie agricole et rurale... Idiotie, puisque, hors vallée de la Basse-Seine et ses industries lourdes – en décroissance numérique –, la "Haute"-Normandie présente une ruralité semblable à celle de la "Basse » -Normandie ; puisque la "Basse » -Normandie peut se targuer d'avoir un secteur industriel, plus diffus, mais, aussi, de pointe, se complétant souvent avec les industries « haut »-normandes (Plasturgie, automobile, etc.)...
  2. L'opposition entre la « Haute »-Normandie de Gauche et la « Basse » -Normandie de Droite. Argument utilisé tour à tour par la Droite et par la Gauche pour refuser les rapprochements. On voit ce qu'il en est.
  3. Le poids de la dette de la « Haute »-Normandie qu'aurait eu à payer la « Basse » -Normandie en cas de réunification. Argument cher à la bande à Garrec en 2004 pour faire peur aux électeurs, réduit à néant en quelques années par les seules capacités d'autofinancement dégagées par la gestion Le Vern.
  4. Le poids écrasant de Port 2000 déchaînant les craintes irraisonnées d'une Brigitte Le Brethon incapable de comprendre que la logistique induite des ports de la Basse-Seine pouvait contribuer largement au développement des platesformes dédiées de Caen, Mézidon, Saint-Lô ou Vire.

Toutes ces mauvaises raisons – et tant d'autres –, que pèsent-elles en face des réalités? Des convergences fusionnelles? Des rapprochements productifs? Des coopérations sans cesse plus approfondies?
On en trouvera d'autres, de ces mauvaises raisons, qui sont autant d'insultes à l'intelligence. Que ceux qui, à partir d'aujourd'hui, sont en charge du devenir de la Normandie sachent faire gagner du temps au temps en n'invoquant pas d'autres nouvelles mauvaises raisons : ils rendront service aux Normands. Ils se rendront service car, comme nous l'avons toujours soutenu, ceux qui sauront procéder à la nécessaire réunification de la Normandie resteront aux commandes pour plusieurs décennies...

par Guillaume LENOIR

dimanche 2 décembre 2007

Édito du mois de Novembre 2007 (n° 301) de l'Unité Normande

Des conservateurs qui se donnent des allures de révolutionnaires

Se berçant de slogans éculés, entendus depuis cinquante ans au moins, les agités du bocal du monde universitaire, lumpenprolétariat de la caste intellectuelle, viennent de se relancer dans une rituelle contestation dans les Facultés, qui en ont vu d'autres, au grand dam d'une population exaspérée, se demandant si tous les efforts financiers consentis en faveur du Troisième Cycle peuvent avoir encore une signification.
Cultivant le mythe du Grand Soir, d'autant plus hargneux et violents qu'ils se savent minoritaires, y compris dans le monde étudiant, ces révolutionnaires en peau de lapin bloquent les amphis, au nom de la liberté sans doute… et étalent au grand jour leur refus de prendre leurs responsabilités. Car, il faut le dire bien haut : le refus de la Loi sur l'Autonomie des Universités est d'abord la crainte irrépressible de devoir gérer pleinement des établissements sans le parapluie tutélaire d'un État jacobin s'apercevant de l'impossibilité de diriger correctement un monde scolaire et universitaire soviétiforme.
Cela fait plus d'un demi-siècle que des esprits éclairés ont réclamé, à la place du magma universitaire actuel, des Universités Regionalisées, Autonomes, Spécialisées et Ouvertes vers les forces vives du Territoire dans lequel elles s'inséreraient. Et cela fait des décennies que nos trublions faisandés réclament, à cor et à cri, une plus grande intervention de l'État, dénonçant une hypothétique mainmise du «Grand Patronat» sur le monde universitaire, exigeant toujours plus de moyens et refusant de se fixer des objectifs réalistes ..
Ce «toujours plus», alpha et omega des syndicats (sic !) étudiant – au singulier, car il n'y a que l'U.N.E.F. à avoir cette prétention de se dire syndicat – et enseignants, constitue le degré zéro d'une action revendicative responsable. Que l'actuelle ministre de l'Enseignement Supérieur mette cinq milliards d'euros supplémentaires sur le tapis gêne nos petits marquis des lendemains qui ont oublié de chanter. Le scandale, à leurs yeux, c'est que ce beau monde larvaire se verrait contraint de gérer leurs facs comme on gère un budget familial ou une entreprise. Il leur faudrait, quelle horreur !, rencontrer les milieux économiques de la région, s'inquiéter du devenir professionnel des études que l'on poursuit (sans jamais les rattraper le plus souvent), bref s'insérer dans ce monde qu'ils dénomment capitaliste, car il faut toujours caricaturer ce que l'on affecte de mépriser. Parle-t-on d'orientation, aussitôt on dénonce la sélection. Evoque-t-on le mérite, c'est immédiatement le hourvari contre l'élitisme. Ose-t-on vouloir définir des objectifs, on refuse alors l'utilitarisme des études qu'on voudrait, bien entendu, gratuites en tout et principalement dans leurs finalités. Ce sont, là, trépignements de privilégiés, tout comme était la contestation de la société de consommation en mai 1968. Car on en revient toujours à cette référence, dans la France de ce début de XXIème siècle. Les rubiconds enragés du Mai Mythique se sont certes quasiment tous casés ou recasés dans les allées du pouvoir et à la tête des grands groupes, dont ils étaient les contempteurs, mais leurs rejetons – pour faire comme papa et maman sans doute – veulent se donner le frisson de secouer un cocotier aux fruits devenus secs. Ils sont pitoyables avec leurs revendications généralistes, imprécises et irréalistes.

Comprendraient-ils si on leur demandait de se mobiliser pour que les caciques universitaires des trois universités normandes se pressassent enfin à définir un P.R.E.S. normand (Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur), condition sine qua non d'un avenir universitaire normand?
J'en doute, car nos révolutionnaires en peau de lapin n'en ont rien à faire de la Normandie.

par Guillaume LENOIR

dimanche 7 octobre 2007

Édito du mois d'Octobre 2007 (n° 300) de l'Unité Normande

Trois cents numéros pour la Normandie

Depuis avril 1974, notre équipe a fait paraître — sans subventions, ni aides occultes, la plupart du temps par nos propres moyens que nous avons rassemblés petit à petit — trois cents numéros d'un mensuel à nul autre pareil en Normandie. Ce n'est pas le journal d'un parti politique, mais d'un organisme que l'on peut assimiler à un groupe de pression, et qui, depuis plus de trente ans, lutte inlassablement pour que la Normandie redevienne le territoire rayonnant qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être.
Nous n'avons jamais cherché à faire notre promotion individuelle, ni briguer les suffrages ou les places. Cela nous a permis d'avoir le privilège de l'impartialité et de l'indépendance : "Ni complaisance, ni ostracisme" à l'égard des Partis Politiques que, tour à tour, nous avons approuvés ou critiqués, pour leurs actions ou leurs inactions. Les personnes, à l'inverse, parce qu'elles ne devaient pas fuir leurs responsabilités à l'égard de la Normandie, ont été systématiquement jugées à l'aune de leur engagement en faveur de la nécessaire unification de la Normandie.

La Normandie, c'est notre cause. Nous nous sommes voués à la défendre. Parce que nous l'aimons et que nous voulons la servir plutôt que nous en servir. À chaque numéro, nous nous sommes toujours posés la question : qu'est-ce qui est bon pour la Normandie ? Que font nos Élus pour qu'elle retrouve son lustre ? Et parce qu'il y a toujours un certain plaisir à déplaire aux imbéciles, aux menteurs, aux médiocres et aux prébendiers de la division normande, nous n'avons jamais ménagé ceux qui, à leur niveau, dans leur fonction, auraient pu enrayer la spirale du déclin dans lequel la Normandie s'enfonce. Trois cents numéros pour en appeler à l'opinion publique normande, la prendre à témoin, la faire réagir. Ce n'est pas labourer la mer que de, sans cesse, réclamer l'union des forces normandes plutôt que miser sur l'atonie des populations, que certains flattent dans le "j'm'en-foutisme" ou l'égoïsme localiste. Nous avons souhaité, nous souhaitons toujours, une presse quotidienne et hebdomadaire ne sombrant pas dans un unanimisme stérilisant. C'est pourquoi, même si L'Unité Normande est un peu unique en son genre en Normandie, nous aimerions que les Partis Politiques, de toutes tendances, éditassent des feuilles politiques et, ainsi, déclenchent d'inévitables polémiques - et nous les croyons fructueuses ! - contribuant ainsi à éclairer une opinion publique normande que les caciques supposent trop facilement manipulable et anesthésiée…

Dans la conception que nous nous faisons d'une Presse d'opinion, il faut appeler un chat un "cat" et la malfaisance des Élus incapables ou mesquins un grave danger pour la pérennité normande.

Certes, nous n'avons pas la science infuse et on peut avoir des approches différentes sur certains sujets scabreux : puisque la grande (sic !) presse veut éviter de faire des vagues, organisons nous-mêmes, dans nos colonnes, le débat. C'est pourquoi, dans presque tous nos numéros, des points de vue divergents s'opposent, bien que nous soyons tous très attachés à ce qui nous unit : la Normandie.

Trois cents numéros. Trois cents mois de préparation, de rédaction, de mises en page, de corrections, mais aussi d'administration et de tâches matérielles qui font la vie d'un journal (mises sous enveloppes ou sous bandes, routage, etc.). C'est toute une équipe qui a œuvré pendant trois cents numéros, et il n'y a pas, dans cette affaire, de tâches secondaires : loin de là ! La réussite de L'Unité Normande aura été de durer, de s'améliorer, tout en gardant le cap. Nous entamons le chemin vers le quatre-centième numéro : la route est encore longue. Faisons notre la devise des Vikings partant vers les expéditions lointaines, dont ils n'étaient pas certains de revenir : OVER BAN SVAN ! En avant pour la route des cygnes !

par Guillaume LENOIR

N.B.: Ce numéro est disponnible exceptionnellement en ligne et gratuitement dans la page du Site "Les Éditions de l'Unité Normande", ou en cliquant ici pour y accéder directement.

dimanche 26 août 2007

Édito du mois de juin-juillet 2007 (n° 299) de l'Unité Normande

Ouverture? Oui ! Mais pas de trompe-l'œil, Monsieur le Président...

Pour commencer, je vais donner dans le grandiloquent, peut-être l’outrance. Après de graves périodes de crise, la France a quelquefois eu la chance de se trouver des responsables qui, dominant l’esprit partisan, surent atteler au même joug du redressement des individualités brillantes s’étant jusqu’alors combattues. Henri IV, après les Guerres de Religion, Napoléon, après la Révolution, le Général de Gaulle en 1958… Les Français aiment cela, avec la même frénésie qu’ils se déchirent préalablement en factions, partis et idéologies. Ces moments d’unanimité ou d’ouverture sont comme des pauses appréciées dans le tumulte habituel des affrontements… gaulois. Oh ! Tout cela n’est pas dénué de calculs de la part de ces hommes se prétendant de rassemblement, mais en quoi l’habileté politique qui consisterait à désarmer les oppositions irréductibles serait-elle condamnable, même non dépourvue de machiavélisme ?

Bref, l’ouverture, qui consiste à mettre à la tâche commune des personnalités issues de la Majorité et de l’Opposition, constitue sans doute une solution aux situations de blocage de la pensée, consécutif à des décennies d’affrontements partisans et… stériles. Notre récent Président, qui a la légitimité des urnes pour le faire, semble s’orienter dans cette direction et, les sondages le montrent, les Français approuvent.
Encore faut-il que nous analysions bien ce que ces dernières semaines nous ont apporté en la matière. Prenons un peu de hauteur. Les élections sont terminées, les ténors se sont tus, les États-majors font relâche, la presse aspire aux vacances. Le Gouvernement est constitué : il comporte son lot de représentants de la « société civile » (Martin HIRSCH), des « minorités visibles » (Rachida DATI, Fadela AMARA, etc.) et de personnalités dites « de gauche ». L’opposition obtient comme promis la Commission des Finances à l’Assemblée et de grandes pointures du microcosme reçoivent des missions particulières ou doivent animer des groupes de réflexion. Le Président, lui-même, consulte à l’envi TOUS les responsables des partis. On s’agite donc au sommet.

Mais le sommet n’est pas tout. Paris n’est pas la France. Il se trouve justement que l’Opposition détient, depuis 2004, la direction de la presque totalité des régions. L’esprit d’ouverture, s’il n’est pas qu’un trompe-l’œil ou des commodités machiavéliques au sein du petit monde parisien, voudrait qu’un dialogue – difficile certes – mais fructueux, s’engageât entre l’État central, qui a trouvé son maître, et les Régions, ne serait-ce que pour améliorer ou consolider l’Acte II de la Décentralisation, préconisé par le Gouvernement RAFFARIN auquel le futur Président de la République fit partie…

Or, nous avons eu beau lire et relire le discours-programme de M. François FILLON, Premier Ministre, devant l’Assemblée : nous n’avons rien trouvé au chapitre de la décentralisation. Retournerait-on au jacobinisme ? Tout émane du Président : cela signifie-t-il qu’à la concentration des pouvoirs, on veuille ajouter la centralisation des Institutions ? S’agit-il d’un syndrome, en quelque sorte génétique, atteignant un Président qui, toujours, fut, d’abord et avant tout, un Élu de la Région parisienne ? Ou bien d’une méfiance à l’endroit des deux dizaines de Présidents de Région socialistes, d’autant plus attachés à leurs prérogatives qu’ils se considèrent comme des barons féodaux ?

L’ouverture, si elle doit se concrétiser véritablement, voudrait que des relations non-conflictuelles s’instaurassent entre le Pouvoir central « sarkozyen » et les présidences des Régions pratiquement toutes socialistes. Sur quelles bases ? Si l’on veut éviter les postures politiciennes, que les représentants de l’État cessent de feindre que le transfert de certaines compétences se fait financièrement à jeux nuls et que ceux des Régions refusent de considérer, premièrement, que l’État n’a plus les moyens d’investir dans les régions autant qu’il le faudrait (le déficit de l’État est imputable autant à la Droite qu’à la Gauche) et que, secondement, les Régions doivent davantage assumer les responsabilités qui sont les leurs, et qu’à ce titre, il y ait inéluctablement une progression des impôts locaux.

Puisqu’on veut, de part et d’autre, une réforme de l’impôt en France, il s’ouvre, là, une véritable opportunité d’évolution.
Pendant qu’on y est, ne serait-il pas temps de clarifier les domaines d’intervention et de compétence de chacune des collectivités locales, quitte à en regrouper certaines (communes), à en supprimer d’au-tres, à subordonner, par exemple, les départements aux Régions, à modifier certaines limites administratives absurdes (réunification de la Normandie, évidemment) ? L’Acte II de la Décentralisation n’a pas été poussé dans toute sa logique initiale : ne serait-il pas temps de remettre l’ouvrage sur le chantier ?

Si cela ne se fait pas, de deux choses l’une, ou bien le nouveau Pouvoir Central est décidément trop jacobin et nous lui prédisons bien du plaisir dans une Union Européenne majoritairement acquise à des options décentralisées en matière d’aménagement du territoire, ou bien le nouveau Pouvoir Central se refuse à discuter franchement avec son opposition qui détient les rênes dans les Conseils Régionaux. Si tel est le cas, la volonté d’ouverture du Gouvernement en restera à une sorte d’affichage médiatique de coups plus ou moins tordus ressemblant à du débauchage… Nous osons croire qu’il n’en est rien et que la volonté de redresser la situation de la France avec le concours de tous sera la plus forte.

On peut toujours espérer.

par Guillaume LENOIR

mardi 29 mai 2007

Édito du mois de Mai 2007 (n° 298) de l'Unité Normande

Les intermittents de la démocratie

Deux phénomènes récents ont retenu mon attention. Ils sont contradictoires et expriment une rupture radicale au sein de l’opinion publique que, personnellement, j’estime inquiétante.

D’un côté, la participation des citoyens à l’élection présidentielle a atteint un record : 84 % de votants, alors que le vote n’est pas obligatoire, c’est significativement une adhésion à un système politique, la démocratie, (Le plus mauvais des régimes, à l’exception de tous les autres, disait CHURCHILL), qui montre que les élections et les électeurs ont cessé de bouder les urnes, comme c’était le cas depuis deux décennies. Encore plus significatif politiquement est le fait que les deux concurrents du second tour totalisaient, le 22 avril, 60 % des suffrages exprimés. Ils étaient donc, tous les deux, légitimes à aborder la compétition du deuxième tour. Comparons avec les deux précédentes élections présidentielles et reconnaissons que Madame Ségolène ROYAL et Monsieur Nicolas SARKOZY, quelles que soient les opinions que chacun puisse avoir sur ces deux personnalités, ont fait la différence, à l’issue d’une campagne s’étant déroulée normalement. Le total des votes protestataires, même additionné au chiffre des abstentions (et ces abstentions résiduelles n’étaient sans doute pas toutes un signe de rejet du système…) ne dépasse pas le tiers des inscrits : quoi qu’on pense des partis de gouvernement, ils sont redevenus majoritaires dans l’opinion publique.

Nicolas SARKOZY a été élu avec 53 % des voix et Ségolène ROYAL est passée de 26 % à 47 % des suffrages (ce qui est loin d’être ridicule !). Nicolas SARKOZY gagne avec deux millions de voix d’avance. C’est net et sans bavure, comme l’on dit ordinairement. Nicolas SARKOZY est donc le Président légitime de la République française.
Voilà pour le premier phénomène remarquable des dernières décades.

Le second qui vient en contrepoint, c’est que ce résultat électoral est contesté dans la violence par des minorités, avec, spécialité française qui devrait nous couvrir de honte, un millier de voitures brûlées. Cela ne semble pas émouvoir les autorités, la presse, l’opinion publique. Comme me le faisait remarquer un gogo quelque peu blasé : faut pas en faire une histoire puisque, à chaque week-end, quelques dizaines de véhicules sont cramées sans que cela soulève les foules. Ben ! Voyons !

À mes yeux, pourtant, cela ne passe pas.
D’abord, je n’accepte pas les brûleries de bagnoles. J’utilise ce terme vulgaire puisqu’il correspond au mépris trop facilement affiché par les Khmers Verts qui, bien entendu, ne se sentent nullement responsables de la fâcheuse manie consistant à marquer son mécontentement par l’incendie de ce symbole qu’ils haïssent tellement… Certes, je fais la part des escroqueries aux assurances (on en est là, aussi, hélas), mais je connais des personnes qui ont été ainsi privées de leur instrument de travail et qui n’apprécient pas, mais pas du tout, ces singulières facéties.
Ensuite, je me sens insulté, en tant que citoyen, de voir que des groupuscules contestent violemment des opérations électorales auxquelles j’ai participé.
Enfin, je réprouve la tiédeur des condamnations morales des habituels donneurs de leçons. Ségolène ROYAL a été imprudente en laissant entendre que la victoire de son rival provoquerait des troubles. C’était un malheureux propos de fin de campagne. Le relatif silence des forces de gauche (elles ne condamnent ces méfaits que parce qu’ils risquent de leur coûter cher au moment des législatives…) est assourdissant. Que n’auraient-elles pas clamé si, en 2002, les partisans de LE PEN avaient contesté violemment la victoire de Jacques CHIRAC pour lequel elles avaient appelé à voter ? Elles auraient demandé, pour le moins, l’interdiction du FRONT NATIONAL. Là, aujourd’hui, rien !

C’est troublant. C’est même révoltant et j’ai des amis socialistes qui ont tenu à me faire savoir qu’ils ne partageaient pas ces étranges complaisances.
Au fond, tout cela me conforte dans l’idée que les affrontements entre partis politiques « français » sont loin, très loin, des préoccupations normandes. La Normandie unit là où les querelles nationales opposent, en toute absence de sérénité, des citoyens pourtant obligés de vivre ensemble.

par Guillaume LENOIR

mercredi 25 avril 2007

Édito du mois d'avril 2007 (n° 297) de l'Unité Normande

De l'identité nationale et de l'identité régionale

Qui aurait pu penser il y a quelques mois que le thème de l'identité nationale serait à ce point central lors de la campagne présidentielle ? Parce que Nicolas SARKOZY l'a lancé, on a parlé de « lepenisation » des esprits (les raccourcis de la gauche caviar sont aussi sommaires que définitifs), parce que Ségolène ROYAL n'a pas voulu s'en laisser conter sur ce chapitre, elle a été au mieux convaincue de suivisme, au pire de diversion ou de national-chauvinisme (là, les gauchistes, avec leur internationalisme… rubicond, donnent dans l'anathème), même François BAYROU a cru bon d'en rajouter : l'identité nationale ne serait pas un bon sujet… N'en déplaise aux uns et aux autres, je ne trouve pas inconvenant qu'un candidat à la présidence de la République française veuille parler de la France, de son peuple, de son histoire, de sa culture et de tout ce qui fait son héritage, son image, ses caractéristiques. D'ailleurs, il semble que le thème ait été remarqué et apprécié des citoyens. Ce ne peut être le seul débat qui agite le microcosme des candidats, mais c'est une question essentielle. Comme le symbole du drapeau, cher à la candidate socialiste, comme le patriotisme, valeur défendue par Philippe de VILLIERS ou l'indépendance nationale réclamée par Jean-Marie LE PEN. Encore une fois, il s'agit de désigner le chef de l'État, pas le Gouverneur d'une province européenne ou le représentant local du prolétariat mondial.

Certes, on peut se demander pourquoi ce thème a fait florès. La réponse est simple : on ne parle d'identité nationale (ou régionale) que lorsqu'elle est menacée et, là, à mon sens, devrait résider la principale interrogation. Comment se fait-il qu'un vieux pays comme la France, que cet Etat-nation, véritable archétype de ce genre de communauté nationale au point qu'on l'a affublé du qualificatif de « Grande Nation », en arrive à douter de son identité ?

Faut-il s'en étonner lorsque certains l'ont coupé de ses racines historiques en faisant commencer cette histoire en 1789 ? Et les « quarante Rois qui ont fait la France » : leur millénaire est donc passé par pertes et profits ? Ils ont beau dire que les Français n'étaient alors que des sujets, c'était tout de même le peuple… Faut-il s'en étonner lorsque certains ont voulu couper la France de ses racines régionales, au nom d'une conception abstraite de la citoyenneté ? Le jacobinisme, ce n'est pas que son avatar centralisateur, c'est aussi une uniformisation dépersonnalisante.

Certes, cela fait plus de deux siècles que nous sommes devenus des citoyens, mais, curieusement, cela ne semble pas véritablement satisfaire le quidam, qui se réclame toujours de ses racines régionales ou provinciales. Néanmoins, parce que citoyen, il s'est senti concerné par la défense de la patrie, lors des nombreuses guerres, voulues ou subies depuis 1792, le Français avait le sentiment d'appartenance à l'entité France d'une façon quasi charnelle… Néanmoins, parce que le Général DE GAULLE a accordé le droit de vote aux femmes, les Françaises ont eu le sentiment de faire pleinement partie de la communauté nationale, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les hommes. On peut donc dire que, jusqu'à ces dernières années, le sentiment d'appartenance, joint à la faculté de participation, a pu donner l'impression au plus grand nombre d'une véritable identité nationale.

Mais depuis quelque temps cette impression est malmenée.

Passe encore l'Europe, l'Union Européenne, bien que l'on n'ait pas beaucoup fait d'effort pour concilier identité nationale et identité européenne (pas obligatoirement antinomiques !), mais la mondialisation, qui se moque, comme d'une guigne, de tout sentiment d'appartenance ou de toute « utilité de groupe », laisse l'individu, seul, sans repère accepté, face à la multitude indifférenciée. Quand la mondialisation se traduit par les délocalisations, un libre-échangisme sans règles, le sabir globish, on peut comprendre que la notion d'identité nationale soit, à tout le moins, une nostalgie !

Quand, d'autre part, on galvaude la citoyenneté – clef de voûte du pacte national depuis la Révolution Française : l'école de la République n'a pas cessé de nous le seriner – et que l'on accorde à tout va une nationalité qui était souvent la seule fierté commune au prolétaire et au nanti, qu'on ne s'étonne pas de l'inquiétude du plus grand nombre.

Ce que connaît aujourd'hui la communauté nationale, en quête de son identité qu'elle craint de perdre, nous l'avons, nous, Normands, éprouvé depuis que, par l'action de technocrates irresponsables, la Normandie a été tronçonnée en deux demi-régions. Pour complaire à des potentats locaux. Sans déplaire à un État Central Parisien qui a toujours craint une puissance normande trop proche de la Capitale. En la divisant, on a nié la Normandie, on a remis en cause l'identité normande et des responsables indignes ont même voulu rattacher la partie occidentale dans un fuligineux Grand Ouest, le reste étant à l'encan.

Alors, oui, je comprends que l'on puisse être inquiet pour l'identité française quand on sait ce qu'il est advenu à l'identité normande.

Qui saura intégrer dans une même assurance nos identités normande, française et européenne alors que les forces de l'indifférenciation sont à l'œuvre avec des moyens considérables et un mépris souverain pour les personnes ?

Guillaume LENOIR

dimanche 4 février 2007

Édito du mois de Février 2007 (n° 296) de l'Unité Normande

Pour commencer, deux définitions.

PRURIT : vive démangeaison. Je parle de « prurit » et non de « tentation ». Cela signifie qu'il n'y a aucune intention avérée chez la plupart des personnes glissant actuellement vers un certain totalitarisme.
TOTALITAIRE : il y a la définition historique. Le totalitarisme est né d'un écrit de Mussolini : Tout est dans l'État, rien n'existe en dehors de l'État (Encyclopédie fasciste). Cela veut dire que tous les pouvoirs, exécutif, législatif, judiciaire, sont concentrés entre les mains d'un petit nombre de dirigeants, qui négligent les droits de la personne humaine au profit de la raison d'État (in Larousse). Par extension, le totalitarisme est devenu synonyme de tyrannie, de dictature, de société encadrée, corsetée par un parti unique (fascisme, nazisme, communisme, etc.) ou par un régime militaire ou théocratique.

Chers lecteurs, vous devez vous demander où je veux en venir, d'autant que, d'emblée, j'affirme que les conditions historiques ayant amené, au cours du XXe siècle, sur le devant de la scène, les régimes totalitaires ne sont pas réunies... quoique la relativement récente expérience des Khmers Rouges au Cambodge puisse donner lieu à une méditation quelque peu morose. Que voulaient ces « braves gens » (qui n'ont jamais été véritablement condamnés, soit dit au passage, par l'ONU, où ils représentèrent le Kampuchea plus longtemps que de raison), sinon imposer au peuple cambodgien un genre de vie rééducateur : la vie « saine » à la campagne et l'éradication de l'urbanité.

Devinez-vous, amis lecteurs, mon intention de dénonciation? Non, pas encore... Et je ne vais pas vous aider par l'immédiate suite de mes propos...

Je considère qu'à la base du totalitarisme, il y a un consentement (et une fascination) de l'opinion publique. C'est toujours pour un bon (?) motif que des dirigeants habiles (hélas !) instaurent, le plus souvent avec l'assentiment d'une majorité de citoyens, ayant d'ailleurs abdiqué leur librearbitre, un régime totalitaire. Hier, c'était le nationalisme, la défense de la patrie, l'avènement d'une société plus juste, l'égalité, la lutte contre la crise économique et le chômage, le combat contre la décadence des moeurs, que sais-je encore? Aujourd'hui et demain, ce peut être autre chose, mais je vais y revenir.
Car, préalablement, je voudrais faire remarquer que l'appel au peuple, qu'il soit reférendaire selon la tradition bonapartiste, ou qu'il s'appuie sur la notion vague de démocratie participative, est un questionnement tout à fait rétrograde. Je m'explique : les masses populaires ne savent répondre que sur des sujets qu'elles ont parfaitement intégrés, c'est-à-dire des schémas de pensée anciens et des sujets de réflexion historiquement dépassés, puisqu'antérieurs au moment où ils sont intériorisés dans l'esprit des personnes interrogées. C'est la raison pour laquelle si on demande aux gens, aujourd'hui, s'ils croient en un danger totalitaire, ils répondront de façon négative, le plus souvent offusqués qu'on ose leur poser la question. Parce qu'ils se réfèrent aux conditions et aux formes, qu'ils connaissent bien, des totalitarismes du XXe siècle. C'est aussi la raison pour laquelle la définition historique du totalitarisme ne permet pas de cibler le danger totalitaire de notre époque.

Alors quid du totalitarisme de ce début du XXIe siècle qui nous menacerait sans que nous n'y prenions garde?

D'abord celui de la « Bien-Pensance » (ah ! l'affreux néologisme, qui n'est autre que le conformisme!), de la pensée unique, de l'asservissement aux « grandes causes », du primat du compassionnel, de la judiciarisation de l'histoire, en attendant celle de la société.
Je vais prendre deux exemples : l'interdiction de fumer et l'étiquetage dénonciateur des bouteilles de vin sous prétexte de lutte contre l'alcoolisme et de protection de la femme enceinte. Dans les deux cas, il y a de vraies et nobles motivations. Le tabagisme et l'alcoolisme sont des fléaux. Je suis personnellement ravi de m'être soustrait du premier et de n'avoir jamais connu l'autre... Mais on entre, qu'on le veuille ou non, dans une société de prohibition, attentatoire aux libertés et destructrice de convivialité. La pausecigarette des uns, le cigarillo en fin de repas des autres, la dégustation d'abord visuelle de la bonne vieille bouteille sont désormais proscrits, pire combattus, réprimés. Avec l'assentiment indiscutable d'une majorité, ayant bonne conscience, avec le soutien tout à fait fondé du corps médical, et alors? Ne voit-on pas, qu'en fait, c'est l'échec d'une véritable éducation, de l'apprentissage d'une vraie maîtrise de soi? Et on en arrive à l'aberration : l'interdiction de fumer en tous moments et en tous lieux pour un brave vieux en maison de retraite qui avait coutume de fumer sa pipe post-prandiale. Le totalitarisme rampant de ces exemples réside dans l'assentiment intolérant de la masse qui réclame sanctions, amendes et exclusions.

Exemple de pensée unique? Essayez donc dans un aréopage économique de défendre la thèse d'un protectionnisme, même modéré et ciblé... Exemple de primat du compassionnel? Testez donc la phrase d'Anatole France dans une assemblée : « Ce matin, j'ai commis une mauvaise action, j'ai fait la charité ! ». Exemple de judiciarisation de l'histoire, Les lois sur tout révisionnisme, que l'on confond évidemment avec le négationnisme...
Le résultat de tout cela, c'est que la société française est aujourd'hui plus liberticide que celle d'hier et, si l'on veut un exemple normand pour illustrer cette dérive, que l'on regarde bien le résultat de la lutte forcenée contre le « privilège des bouilleurs de cru »...

Mais là où le totalitarisme montre plus que le bout de son nez, c'est avec le prétexte écologique. Il permet tout : le refus de la contradiction scientifique dès lors que la science ne milite pas dans le sens voulu ; par suite, la dictature de l'argument scientifique considéré comme intangible ; ensuite la violence contre toute expérimentation pouvant remettre en cause le dogme ; enfin le principe de précaution devenu l'incantation incontournable pour empêcher toute évolution.
On affirme, on ne démontre pas. On refuse, on ne tient pas compte des réalités. On judiciarise quand on ne peut pas convaincre. On globalise là où il faudrait partir de la diversité des situations. Exemples :
• Déforestation mondiale... la France est plus boisée qu'il y a deux siècles...
• L'effet de serre dû à la production de CO2... La France, grâce au nucléaire, est le pays industrialisé le moins producteur de CO2
• Le tout-routier est une sottise, mais le ferroviaire se révèle incapable de relever le défi et le fluvial, particulièrement intéressant (tout comme le maritime) est géographiquement cantonné. Tant pis, on décrète une guerre totale contre la route, tout de suite... L'argument suprême étant qu'il faut dès maintenant diminuer drastiquement les échanges.
• Sans faire un bilan énergétique comparatif entre un citadin et un rural, on décrète que le second est un pollueur, gaspilleur d'énergie, on veut redensifier la ville, on néglige les effets négatifs de la vie urbaine concentrationnaire, on veut imposer un mode de vie, pourtant réprouvé par une majorité de citoyens...

La litanie des exemples qui font que l'écologisme est devenue une affaire de Khmers Verts deviendrait lassante si elle n'était d'abord inquiétante. C'est un drame totalitaire, car je pense que les notions de développement durable, voire de décroissance soutenable, sont à prendre en compte et qu'une écologie raisonnable se devrait d'être partagée par tous les citoyens. Nous en sommes loin, mais ce ne sont pas les attitudes totalitaires des fanatiques qui vont faire évoluer favorablement l'opinion publique.

P.S. : j'avais rédigé cet article lorsque, relisant les journaux récents, je suis tombé sur un article d'Alain-Gérard Slama (Le Figaro - 18 décembre 2006), intitulé : Écologie : la tentation totalitaire. J'en tire cet extrait : « [...] Les mouvements altermondialistes et écologistes considèrent que l'effet de serre condamne le modèle capitaliste de développement et le système représentatif de la démocratie parlementaire. Ses moyens, inspirés du marxisme-léninisme, sont ceux du volontarisme révolutionnaire. Ils reposent sur l'interdiction, la planification en matière de production, de communication et d'urbanisme; ils censurent les libertés de s'exprimer et de circuler, en cadrant dans un réseau illimité de normes, les modes de consommation et de comportement. A tous égards, la pensée écologiste, hantée depuis longtemps par la nostalgie d'un âge préindustriel et communautaire, est, avec les fondamentalismes religieux, l'avatar le plus dangereux des idéologies totalitaires du XXIe siècle ». Merci, Monsieur Slama, je n'aurais pas su dire cela avec autant de talent, de perspicacité et de pertinence !

par Guillaume LENOIR