La revue l'Unité Normande

Tous les mois, l'actualité normande vue par des Normands

Sans prétendre être paru régulièrement, chaque mois, depuis 1974, L'Unité Normande porte fièrement ses 300 numéros. Expression manifeste de l'indépendance d'esprit normande, "l'organe de presse du Mouvement Normand" a choisi pour devise la maxime de Charles-Théophile Feret : "Servir la Normandie et non s'en servir". Insolente, pertinente, crainte et attendue, L'Unité Normande est diffusée chaque mois à plus de 5000 exemplaires. En 28 pages, l'équipe rédactionnelle fait le point sur l'actualité économique, politique, sociale, culturelle, environnementale de la Normandie. La vie de la Normandie vue par des Normands. Pour les Normands.

Il est désormais possible de s'abonner à l'Unité Normande directement en ligne, en cliquant simplement sur l'image ci-dessous (paiement sécurisé) :


Ci-dessous l'éditorial de Guillaume Lenoir, paru dans le n° 300. Ce numéro est disponnible en intégralité en cliquant ici

Trois cents numéros pour la Normandie

Depuis avril 1974, notre équipe a fait paraître — sans subventions, ni aides occultes, la plupart du temps par nos propres moyens que nous avons rassemblés petit à petit — trois cents numéros d'un mensuel à nul autre pareil en Normandie. Ce n'est pas le journal d'un parti politique, mais d'un organisme que l'on peut assimiler à un groupe de pression, et qui, depuis plus de trente ans, lutte inlassablement pour que la Normandie redevienne le territoire rayonnant qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être.
Nous n'avons jamais cherché à faire notre promotion individuelle, ni briguer les suffrages ou les places. Cela nous a permis d'avoir le privilège de l'impartialité et de l'indépendance : "Ni complaisance, ni ostracisme" à l'égard des Partis Politiques que, tour à tour, nous avons approuvés ou critiqués, pour leurs actions ou leurs inactions. Les personnes, à l'inverse, parce qu'elles ne devaient pas fuir leurs responsabilités à l'égard de la Normandie, ont été systématiquement jugées à l'aune de leur engagement en faveur de la nécessaire unification de la Normandie.

La Normandie, c'est notre cause. Nous nous sommes voués à la défendre. Parce que nous l'aimons et que nous voulons la servir plutôt que nous en servir. À chaque numéro, nous nous sommes toujours posés la question : qu'est-ce qui est bon pour la Normandie ? Que font nos Élus pour qu'elle retrouve son lustre ? Et parce qu'il y a toujours un certain plaisir à déplaire aux imbéciles, aux menteurs, aux médiocres et aux prébendiers de la division normande, nous n'avons jamais ménagé ceux qui, à leur niveau, dans leur fonction, auraient pu enrayer la spirale du déclin dans lequel la Normandie s'enfonce. Trois cents numéros pour en appeler à l'opinion publique normande, la prendre à témoin, la faire réagir. Ce n'est pas labourer la mer que de, sans cesse, réclamer l'union des forces normandes plutôt que miser sur l'atonie des populations, que certains flattent dans le "j'm'en-foutisme" ou l'égoïsme localiste. Nous avons souhaité, nous souhaitons toujours, une presse quotidienne et hebdomadaire ne sombrant pas dans un unanimisme stérilisant. C'est pourquoi, même si L'Unité Normande est un peu unique en son genre en Normandie, nous aimerions que les Partis Politiques, de toutes tendances, éditassent des feuilles politiques et, ainsi, déclenchent d'inévitables polémiques - et nous les croyons fructueuses ! - contribuant ainsi à éclairer une opinion publique normande que les caciques supposent trop facilement manipulable et anesthésiée…

Dans la conception que nous nous faisons d'une Presse d'opinion, il faut appeler un chat un "cat" et la malfaisance des Élus incapables ou mesquins un grave danger pour la pérennité normande.

Certes, nous n'avons pas la science infuse et on peut avoir des approches différentes sur certains sujets scabreux : puisque la grande (sic !) presse veut éviter de faire des vagues, organisons nous-mêmes, dans nos colonnes, le débat. C'est pourquoi, dans presque tous nos numéros, des points de vue divergents s'opposent, bien que nous soyons tous très attachés à ce qui nous unit : la Normandie.

Trois cents numéros. Trois cents mois de préparation, de rédaction, de mises en page, de corrections, mais aussi d'administration et de tâches matérielles qui font la vie d'un journal (mises sous enveloppes ou sous bandes, routage, etc.). C'est toute une équipe qui a œuvré pendant trois cents numéros, et il n'y a pas, dans cette affaire, de tâches secondaires : loin de là ! La réussite de L'Unité Normande aura été de durer, de s'améliorer, tout en gardant le cap. Nous entamons le chemin vers le quatre-centième numéro : la route est encore longue. Faisons notre la devise des Vikings partant vers les expéditions lointaines, dont ils n'étaient pas certains de revenir : OVER BAN SVAN ! En avant pour la route des cygnes !


Si vous désirez consulter les éditions de l'Unité Normande, rendez-vous sur la page "les éditions de l'Unité Normande".


Nous reprenons ci-dessous l'éditorial de Guillaume Lenoir, paru dans le n° 200. La profession de foi reste valable...

Deux cents numéros au service de la Normandie

Depuis le mois d'avril 1974, L'Unité Normande est parue plus de deux cents fois : en effet, il faudrait ajouter nombre de numéros bis, ter, voire quater, à destinations spéciales, soit électives, soit locales... Tout cela pour dire que la numérotation à chiffres ronds n'a que l'importance que l'on veut bien y accorder...

Il n'empêche: deux cents parutions, cela nous remplit de fierté. C'est deux mille pages au moins de textes sur et pour la Normandie. Sujet inépuisable, objet de nos pensées constantes, idéal rêvé, idéal vécu... Oui, il y a des gens qui se sont voués à la défense et à l'illustration de la Normandie ! Il existe - et vous les rencontrez, chers lecteurs, tous les mois - des personnes qui pensent normand. Une espèce insolite qui a l'insolence de ne point accepter la marginalisation dans laquelle notre époque cosmopolite et médiatique voudrait les confiner. Pire ! Nous avons l'outrecuidance de faire du prosélytisme normand et de réussir à tenir l'attention de nos lecteurs pendant deux cent numéros et de n'en être nullement rassasiés... Qu'on le veuille ou non, il existe une sensibilité normande, une approche normande des problèmes qui touchent la Normandie: nous avons constitué une sorte de "lobby" normand et nous n'avons pas honte. Nous avons toujours lutté à visage découvert, sans chercher à farder la vérité, même lorsqu'elle nous déplaisait ! Et elle nous déplaît souvent: la Normandie n'est pas ce que nous voudrions qu'elle fût. non qu'elle ne possédât point les qualités et les potentialités que, constamment, nous lui avons toujours prêtées, mais parce que nous avons souvent été déçus par nos compatriotes et, notamment, nos élus, ceux que NOUS avons élus... et nous avons toujours les élus que nous méritons, hélas !

Pendant vingt ans, nous avons dénoncé dans l'Unité Normande les impérities, les défaillances des décideurs normands: ce n'était pas pour prendre leur place, mais pour qu'ils s'amendent et, surtout, prennent en compte l'intérêt supérieur de la Normandie. Peut-être avons-nous contribué à ce que le déclin normand ne tournât pas en catastrophe; peut-être avons-nous réussi à faire prendre conscience de la dimension normande des problèmes; peut-être, peut-être... Nous ne sommes pas justifiés par les résultats, mais par notre combat. Nous ne nous sommes pas fait que des amis, nous avons conscience d'avoir brutalisé scripturalement certaines Excellences qui s'estimaient inexpugnables et intouchables. Nous ne respectons rien qui ne soit au service de la Normandie. Quiconque travaille contre les intérêts normands nous a trouvés et nous trouvera au travers de son chemin. Farouchement, joyeusement. Nous ne respectons rien, je vous dis !

Certains disent que notre plume est acérée et quelque peu vitriolée: s'ils savaient, ces pleutres !, combien nous nous contraignons à rester polis alors que la rage nous étreint devant le désastre de leur vacuité assassine... Qu'ont-ils donc fait de la Normandie, que font-ils de notre pays ? Le simple terrain de jeu de leurs petites ambitions mesquines ! Et ils voudraient peut-être que l'on cachât leurs minables turpitudes ?

La Normandie que nous voulons - et nous sortons, là, du rêve pour construire une réalité - est UNE dans son DEVENIR, DIVERSE dans l'héritage de ses PAYS, FIÈRE de son PASSÉ prestigieux, OFFRANT à l'admiration de tous son PATRIMOINE, OUVERTE parce que CONQUÉRANTE, MARITIME et TERRIENNE en même temps, nullement repliée sur elle-même et secouant le joug centralisateur pour s'assumer comme une des RÉGIONS fondatrices de l'aventure européenne.

La Normandie a toutes les cartes pour entamer le troisième millénaire pour autant que les Normands en prennent conscience et le veuillent. C'est tout le sens de la lutte menée par L'Unité Normande. Pendant deux cents numéros... et pour les cent prochaines parutions !


Si vous désirez consulter les éditions de l'Unité Normande, rendez-vous sur la page "les éditions de l'Unité Normande".

Plan du Site  |  Date de mise à jour du site : 12/03/2009 12:24:02   |  1 visiteur connecté   |  © 2007-2009 Mouvement Normand

Groupe Facebook Firefox Optimized Linux Powered [Valid Atom 1.0] Valid XHTML 1.0 Transitional Valid CSS!